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HISTOIRE GEOGRAPHIE CITOYENNETE

Contexte historique pour l'oeuvre de Chaplin, Les temps modernes, 1936

12 Mai 2013, 19:06pm

Publié par histege

URGENT

j'ai besoin que plusieurs élèves de 3e 2 et de 3e 3 m'apportent leur cahier d'histoire demain mardi 14 mai en salle d'histoire. Je ne retrouve plus le corrigé sur les Temps modernes de Chaplin que je vous ai donné en début d'année, à cause d'un bug informatique survenu aujourd'hui.

Merci d'avance de votre coopération et de votre bonne volonté.

Dans le pire des cas, ceux qui ont un scanner pourraient m'envoyer le corrigé en entier scanné en pièces jointes à l'adresse suivante :

histege.barjavel@orange.fr

 

Mr Sadki


 

 

 

 

Pour bien comprendre le contexte historique du film de Charly Chaplin, Les temps modernes, datant de 1936, il faut lire (et résumer) la présentation qui suit, en pensant à :

-     - la notion de prospérité : développement du capitalisme, transformation du monde travail (taylorisme, fordisme...), développement des contestations par le syndicalisme, le socialisme et le communisme

-                     - la notion de crise économique avec ses conséquences sociales

-                     - la politique anticrise menée par Roosevelt.

 

LES ETATS-UNIS DE LA PROSPERITE ET DE LA CRISE, 1918-1941

 

I. LA PROSPERITE DES ANNEES VINGT

 

         1. Les E.-U., devenus la première puissance économique mondiale, connaissent pendant les années 1920 une période de prospérité, fondée sur la « deuxième révolution industrielle » :

         - le moteur à explosion (essence) et l’électricité : postes de radio, appareils ménagers (réfrigérateur), textiles synthétiques et automobiles.

         - la mécanisation et le travail à la chaîne (le travail est fractionné en plusieurs taches qui sont chronométrées) augmentent la rapidité et les quantités de production, avec des modèles standards et des prix plus bas.

         - le regroupement des entreprises en trusts qui dominent le marché.

         2. Un nouveau modèle s’installe : l’American way of life, c’est-à-dire une société de consommation de masse (publicité ; crédit et produits moins chers deviennent accessibles à plus de personnes). Les Américains achètent des actions (part de capital d’une entreprise) en bourse. Les salaires sont plus élevés, le confort matériel s’améliore et les loisirs (radio, cinéma, musique) se développent. Le modèle américain va se répandre d’abord en Europe, puis dans le reste du monde.

         3. Les Républicains gouvernent et favorisent le conservatisme politique et moral :

         - l’immigration est restreinte par des quotas. L’intolérance, la xénophobie (hostilité aux étrangers) et le racisme sont pratiqués par une partie importante de la population.

         - le puritanisme veut établir une sorte d’ordre moral contre la société moderne et entraîne la prohibition de la vente des boissons alcoolisées.

         - les E.-U. refusent de signer le traité de Versailles, de participer à la S.D.N. et aux affaires européennes (isolationnisme).

 

II. LA CRISE ECONOMIQUE AMERICAINE

 

         La plus grave crise économique de l’histoire se déclare en 1929 aux Etats-Unis.

 

1. Les causes de la crise

 

         La prospérité des années 20 est une des causes de la crise. Trois causes principales :

         1. les Etats-Unis exportent beaucoup, notamment en Europe et continuent à produire beaucoup alors que la concurrence internationale devient plus forte.

         2. dans le marché intérieur américain lui-même, la production est plus forte que la demande qui croît moins vite.

         3. la spéculation financière s’est beaucoup développée : beaucoup d’argent est placé en bourse, où il rapporte plus, sans que l’économie (industrie...) n’en profite.

 

2. Le krach d’octobre 1929

 

Au début de 1929, la production industrielle se ralentit et la consommation baisse. Des spéculateurs décident de vendre leurs actions, car ils apprennent que les stocks des entreprises sont trop importants (surproduction) et craignent qu’on ne puisse vendre tous les produits. A New York, une crise boursière éclate le jeudi 24 octobre 1929, dit « Jeudi noir » : c’est le krach boursier de Wall Street, jour où 13 millions d’actions sont vendues et où les cours de la bourse s’effondrent. Le phénomène se poursuit les jours suivants.

         Dans la panique, les épargnants qui ont placé leur argent dans les banques veulent le retirer. Or, certaines banques ne peuvent le rendre car l’argent vient d’être perdu dans la spéculation. La crise boursière devient aussi une crise bancaire. Des émeutes éclatent devant les guichets. Les banques ne peuvent plus prêter autant d’argent aux familles et aux entreprises. En conséquence, la crise devient aussi industrielle car les ventes s’effondrent et beaucoup d’entreprises font faillite.

 

3. « La crise nourrit la crise »

 

         La crise devient sociale, car les entreprises baissent les salaires et licencient en masse. En mars 1933, il y a 13 millions de chômeurs aux Etats-Unis. Les chômeurs et les pauvres beaucoup plus nombreux ne peuvent consommer (acheter). En conséquence, les entreprises produisent moins, car leurs produits se vendent beaucoup moins : « la crise nourrit la crise ». On détruit des stocks de nourriture et de biens industriels pour essayer d’arrêter la chute des prix. La misère fait de grands ravages et touche toutes les catégories sociales de la population.

 

III. UNE SOLUTION ANTI-CRISE : LE NEW-DEAL (1933-1941)

 

         Il faut briser le cercle infernal.

 

1. L’arrivée au pouvoir de Roosevelt

 

         Le dernier président républicain, Hoover, ne réussit pas à résoudre la crise. Les espoirs de la population se reportent vers Franklin Delano Roosevelt, membre du parti démocrate, qui est élu président de la République en 1932.

         Il s’entoure d’une nouvelle équipe de conseillers (de jeunes banquiers, journalistes et professeurs), appelée Brain Trust, qui préconisent des solutions nouvelles.

         Il lance l’idée du New Deal, «nouvelle donne». Avec l’idée de partage et de redistribution des richesses, Roosevelt cherche surtout à redonner confiance à la population et à l’économie.

 

2. La mise en place d’un Etat-providence

 

Roosevelt constate que :

         - l’activité économique est au ralenti : les usines et les fermes travaillent au ralenti ou ferment complètement et ne peuvent vendre leurs produits

          - la consommation est insuffisante pour relancer l’activité et la production : population appauvrie

           - le chômage est massif : 12 millions.

 

Il préconise comme solutions :

             - répartir mieux le travail : entre les actifs et les chômeurs : le but est de mêttre fin au chômage

              - établir un salaire minimum : éviter la misère et la baisse du pouvoir d’achat

              - soumettre les employeurs aux mmes règles de concurrence et combattre les entreprises qui imposent des salaires trop bas : l’Etat réglemente la concurrence.

 

         Roosevelt réorganise l’économie en faisant intervenir l’Etat fédéral (dirigisme économique, inspiré de l’économiste anglais John-Maynard Keynes) :

         - il donne des primes aux agriculteurs (farmers) pour qu’ils réduisent leur production

         - il fixe une limite horaire pour le travail des ouvriers pour favoriser les embauches.

         - il lance un ambitieux programme de grands travaux (infrastructures : ponts, routes...) pour donner des contrats aux entreprises et du travail aux chômeurs.

         - il dévalue le dollar (diminue sa valeur de 41 %) pour relancer les exportations.

         - il met en place les premières formes de sécurité sociale pour aider les personnes en difficulté (assurance vieillesse, aide aux chômeurs). Plus tard, il établit un salaire minimum.

 

3. Des résultats en demi-teinte

 

         Les résultats économiques du New Deal sont un demi-échec ou un demi-succès : on n’atteint pas les niveaux de la prospérité des années 20 et le nombre des chômeurs est encore très élevé.

         Les résultats sociaux sont eux aussi partagés : la misère n’est pas éliminée.

         Mais, la victoire politique est complète : Roosevelt est réélu en 1936 et en 1940 et surtout, face à la crise, il a su préserver la démocratie.

 

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Contexte historique pour l'oeuvre Napalm de Bansky

12 Mai 2013, 18:49pm

Publié par histege

CONTEXTE HISTORIQUE POUR L’ŒUVRE DE BANSKY, napalm

 

Bansky---Napalm.jpg


 1) contexte historique : le monde d’aujourd’hui. L’œuvre Napalm datant de 1994, le chapitre d’histoire sur « Le monde des années 1990 » sert donc de contexte historique et pour l’art, la notion de Street Art. 

      Depuis 1991, date de la disparition de l'URSS, les Etats-Unis sont la seule superpuissance mondiale. Beaucoup, les Américains en premier, pensent que s'ouvre l'ère d'une domination américaine sans partage. L'"ennemi" que l'on se découvre est alors plutôt l'islam ou, pour ceux qui sont plus précis, "l'islamisme". Les Etats-Unis continuent de multiplier les interventions dans de nombreuses régions du monde. Les Américains soutiennent davantage Israël que la Palestine dans le conflit israélo-palestinien.

La domination américaine semble totale, dans tous les domaines : politique, militaire, économique, financière, culturelle. Bansky prend fait et cause pour les Palestiniens et stigmatise la création d'un nouveau mur, physique et mental. C'est ainsi une contestation de la politique américaine et de la culture commerciale de masse (Hollywood, Disney...), en un mot de l'américanisation du monde.

Mais, des puissances émergentes contestent cette hégémonie. La Chine est la surprise de la décennie.

En résumé, de 1991 à 2008, la domination américaine paraît inconstestée. Les attentats du 11 septembre 2001 étaient déjà un signal. La crise financière et économique depuis 2008, née aux Etats-Unis, relativise la puissance américaine, de même que la difficulté à gagner définitivement les guerres (Afghanistan, Irak...).

2)  contexte historique : la guerre du Vietnam 


- général : Ici, décolonisation et guerre froide se mêlent.

  

conquête de l'Indochine par la France

 

La France, après l’avoir conquise (1858-1895), fait de l’Indochine une colonie. La Deuxième guerre mondiale permet aux Japonais de prendre le contrôle du pays à partir de 1941. Perçus d’abord comme des libérateurs, ils deviennent ensuite, autant que les Français, la cible de mouvements nationalistes indépendantistes. L’indépendance est proclamée le 2 septembre 1945. Le retour armé des Français entraîne en 1946 le déclenchement de la guerre d’Indochine, qui se clôt sur l’indépendance et la partition du Vietnam en 1954, de part et d’autre du 17e parallèle.

Le Vietnam devient un des théâtres de cristallisation de la guerre froide entre Américains et Soviétiques. Les Etats-Unis veulent enrayer les progrès du communisme (Théorie des dominos). Nationalismes vietnamiens, communisme et libéralisme s’affrontent. Les Américains s’engagent dans la guerre civile en 1965 entre un Vietnam du Nord communiste, dirigé par le Vietminh et un Vietnam du Sud.

Le Vietnam est donc profondément marqué par des guerres presque continuelles depuis 1941.


- immédiat : Dans le Sud-Vietnam, les Sud-Vietnamiens et les Américains s’opposent au Viêt-Cong (mouvement communiste au Sud qui poursuit la libération du pays) depuis 1965. L’aviation sud-vietnamienne décide de bombarder le village de Tran Bang tenu par le Viêt-Cong, à 50 km de Saigon. Ce dernier vient s’y ravitailler et entreposer des armes dans des cachettes. Le Viêt-Cong vit enterré dans un réseau de tunnels souterrains (poste de commandement, soldats, chirurgiens, crèche…), d’où il ne sort que la nuit. Les Américains, initiés au projet de bombardement, font partir de Saigon un détachement militaire le 8 juin 1972, à l’aube, en direction du village, suivi par des journalistes, des photographes et des cameramen (embedded, « embarqués », dit-on aujourd’hui). Les soldats Viêt-Cong se sont retirés clandestinement, de même qu’une partie de la population. Les autres se réfugient dans un sanctuaire bouddhiste, une pagode. Bientôt, des avions lancent des feux de marquage rouge pour délimiter la cible : il faut fuir la pagode. Les avions larguent leurs bombes.

 

contexte artistique : C’est l’âge d’or des premiers reporters-photographes de guerre. La photographie rejette la peinture dans une autre dimension : elle lui enlève une part de l’expression du réalisme.

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Brevet blanc d'histoire géographie éducation civique 2013 - sujet

12 Février 2013, 09:23am

Publié par histege

 

Le candidat répond sur le sujet qui est rendu en fin d’épreuve

 

La maîtrise de la langue est notée sur 4 points

 

PREMIERE PARTIE : HISTOIRE (13 points)

  

I. QUESTIONS (6 points)

 

1. Citez un événement qui a eu lieu au VIIIe siècle avant J.-C. et présentez-le. (1 pt)

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2. Deux événements se sont produits en 1848. Quels sont-ils ? (1 pt)

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3. Montrez que la Première guerre mondiale est une guerre marquée par la violence de masse, qui touche les soldats et les civils. (2 pts)

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4. Montrez que le régime soviétique, à l’époque de Staline, est un régime totalitaire. Plusieurs arguments sont attendus. (2 pts)     

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II. TRAVAIL SUR DOCUMENT (7 points)    

 

« Longue vie à l’Allemagne ».

Affiche de propagande de K. Stauber, 1935

 

 

  

 

 

 

 

 

 

 

 

 

1.      Qui est le personnage représenté au premier plan ? Quelle est sa fonction ? Comment est-il mis en valeur dans l’affiche ? (2 pts)

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2.      Quels éléments évoquent l’idéologie nazie ? (2 pts)

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3.      Comment est représenté le « peuple » ? Quelle place lui est accordée dans l’affiche ? (2 pts)

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4.      Expliquez dans quelle mesure cette affiche est un document de propagande. (1 pt)        

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DEUXIEME PARTIE : GÉOGRAPHIE (13 points)

 

I. QUESTIONS  (8 points)

 

1. Les espaces et les mobilités touristiques dans le monde.

 

a) Les Caraïbes et la Méditerranée sont deux espaces touristiques majeurs. Écrivez leur nom sur le planisphère. (1 pt)

b) Écrivez sur les pointillés dans la légende les noms des villes touristiques (1, 2, 3, 4 et 5) et des pays touristiques (A, B, C, D, E et F). Villes : Athènes, Barcelone, Miami, Mexico, Rome. Pays : Cuba, Espagne, États-Unis, France, Italie, Mexique. (3 p)

2. En rédigeant un développement construit de quelques lignes, vous expliquerez ce que sont les les grandes aires urbaines et comment elles influencent fortement les espaces ruraux en France. (2 pts)

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3. En prenant un exemple de votre choix, vous montrerez qu’un parc national est un espace rural protégé, mais où s’exercent des intérêts humains contradictoires. (2 pt).

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II.  TRAVAIL SUR DOCUMENT (5 points) 

 

À l’aide du croquis ci-après, page 5, vous répondrez aux questions suivantes.

 

1. Quelle métropole forme le pôle de la principale aire urbaine et commande la région Rhône-Alpes ? (1 pt)

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2. Quelles activités économiques font la puissance de la région Rhône-Alpes ? (1 pt)

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3. Entourez sur la carte, en rouge, un espace industriel en déclin. (1 pt)

 

4. Quelle est l’activité économique de loisirs pratiquée dans l’espace montagnard alpin ? (0.5 pt )

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5. En observant les axes et les moyens de transport, montrez que la région Rhône-Alpes est bien insérée dans l’espace français et dans l’espace de l’Europe de l’Ouest. (1.5 pt)

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Croquis – L’organisation de la région Rhône-Alpes

 

TROISIEME PARTIE : EDUCATION CIVIQUE  (10 points)

 

I. QUESTIONS (5 points)

 

1. La République française repose sur le principe de la souveraineté nationale. Expliquez l’expression : « gouvernement du peuple, par le peuple, pour le peuple » (art. 2 de la Constitution de 1958). (1 pt)

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2. Montrez que la laïcité est également un principe de base de la République française. (1 pt)

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3. Quels sont les principaux droits et devoirs sociaux et politiques, liés à la possession de la nationalité française ? (2 p)

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4. Tout citoyen français dispose également d’une autre citoyenneté. Quelle est-elle ? (1 pt).

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II. TRAVAIL SUR DOCUMENT (5 points)

 

Une carte d’électeur

 

 

1. Nommez au moins deux symboles qui caractérisent la République française et identifiables dans le logo en tête de la carte d’électeur. (1 p)

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2. Quelle est l’attitude du détenteur de cette carte lors des dernières élections ? Justifiez votre réponse. (1 p)

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3. Dans une réponse développée de quelques lignes, expliquez l’expression : « Voter est un droit, c’est aussi un devoir civique. » (2 pts).

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4. En quoi le droit de vote est-il un élément essentiel de la démocratie ? (1 p)

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Repères géographiques - de la 6e à la 3e - 2012-2013

19 Décembre 2012, 14:28pm

Publié par histege

REPÈRES GÉOGRAPHIQUES

 

 

Être capable de localiser et situer les repères suivants à la fin de la 3e et pour le Diplôme national du brevet à partir de juin 2013.

 

Les repères étudiés à l'école primaire sont en italique.

     

Les continents et les océans, les grands fleuves, les grands traits du relief (principales chaînes de montagnes et grandes plaines) et les principales zones climatiques de la planète

 

les principaux foyers de peuplement et les espaces faiblement peuplés de la planète ; les cinq États les plus peuplés du monde

 

les dix métropoles mondiales les plus peuplées et les pays où elles se situent

 

trois pays parmi les plus pauvres du monde, trois grands pays émergents, les trois principaux pôles de puissance mondiaux

 

deux grandes aires de départ et deux grandes aires d'arrivée des migrants dans le monde

 

deux espaces touristiques majeurs dans le monde

 

les mégalopoles (Nord-Est des États-Unis, Japon, Europe)

 

le territoire de la France (métropolitain et ultramarin)

 

les principaux espaces de la francophonie

 

les montagnes, les grands fleuves, les domaines bioclimatiques et les façades maritimes du territoire national

 

les dix premières aires urbaines du territoire français (les principales villes)

 

les Régions françaises

 

les États de l'Union européenne et leurs capitales

 

les villes où siègent les institutions de l'Union européenne

 

les dix principales métropoles européennes.

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La citoyenneté de l'Union européenne - 3e - 2012-2013

10 Décembre 2012, 09:41am

Publié par histege

LA CITOYENNETE DE L’UNION EUROPEENNE

 

« TITRE V

CITOYENNETÉ

Article 39

Droit de vote et d'éligibilité aux élections au Parlement européen

1. Tout citoyen de l'Union a le droit de vote et d'éligibilité aux élections au Parlement européen dans l'État membre où il réside, dans les mêmes conditions que les ressortissants de cet État.

2. Les membres du Parlement européen sont élus au suffrage universel direct, libre et secret.

Article 40

Droit de vote et d'éligibilité aux élections municipales

Tout citoyen de l'Union a le droit de vote et d'éligibilité aux élections municipales dans l'État membre où il réside, dans les mêmes conditions que les ressortissants de cet État.

Article 41

Droit à une bonne administration

1. Toute personne a le droit de voir ses affaires traitées impartialement, équitablement et dans un délai raisonnable par les institutions, organes et organismes de l'Union.

2. Ce droit comporte notamment:

a) le droit de toute personne d'être entendue avant qu'une mesure individuelle qui l'affecterait défavorablement ne soit prise à son encontre;

b) le droit d'accès de toute personne au dossier qui la concerne, dans le respect des intérêts légitimes de la confidentialité et du secret professionnel et des affaires;

c) l'obligation pour l'administration de motiver ses décisions.

3. Toute personne a droit à la réparation par l'Union des dommages causés par les institutions, ou par ses agents dans l'exercice de leurs fonctions, conformément aux principes généraux communs aux droits des États membres.

4. Toute personne peut s'adresser aux institutions de l'Union dans une des langues des traités et doit recevoir une réponse dans la même langue.

Article 42

Droit d'accès aux documents

Tout citoyen de l'Union ainsi que toute personne physique ou morale résidant ou ayant son siège statutaire dans un État membre a un droit d'accès aux documents des institutions, organes et organismes de l'Union, quel que soit leur support.

Article 43

Médiateur européen

Tout citoyen de l'Union ainsi que toute personne physique ou morale résidant ou ayant son siège statutaire dans un État membre a le droit de saisir le médiateur européen de cas de mauvaise administration dans l'action des institutions, organes ou organismes de l'Union, à l'exclusion de la Cour de justice de l'Union européenne dans l'exercice de ses fonctions juridictionnelles.

Article 44

Droit de pétition

Tout citoyen de l'Union ainsi que toute personne physique ou morale résidant ou ayant son siège statutaire dans un État membre a le droit de pétition devant le Parlement européen.

Article 45

Liberté de circulation et de séjour

1. Tout citoyen de l'Union a le droit de circuler et de séjourner librement sur le territoire des États membres.

2. La liberté de circulation et de séjour peut être accordée, conformément aux traités, aux ressortissants de pays tiers résidant légalement sur le territoire d'un État membre.

Article 46

Protection diplomatique et consulaire

Tout citoyen de l'Union bénéficie, sur le territoire d'un pays tiers où l'État membre dont il est ressortissant n'est pas représenté, de la protection des autorités diplomatiques et consulaires de tout État membre dans les mêmes conditions que les ressortissants de cet État.

 

         Charte des droits fondamentaux de l’Union européenne (2012/C 326/02), publiée au Journal officiel de l’Union européenne, 26.10.2012, extrait.

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La nationalité française selon la loi - 3e - 2012-2013

10 Décembre 2012, 09:23am

Publié par histege

LA NATIONALITE FRANÇAISE

situation au 9 décembre 2012, extraits

 

« De la nationalité française

Chapitre Ier : Dispositions générales

Article 17. La nationalité française est attribuée, s'acquiert ou se perd selon les dispositions fixées par [la loi].

Article 17-3. Les demandes en vue d'acquérir, de perdre la nationalité française ou d'être réintégré dans cette nationalité, ainsi que les déclarations de nationalité, peuvent, dans les conditions prévues par la loi, être faites, sans autorisation, dès l'âge de seize ans.

Le mineur âgé de moins de seize ans doit être représenté par celui ou ceux qui exercent à son égard l'autorité parentale.

 

Section 1 : Des Français par filiation

Article 18. Est français l'enfant dont l'un des parents au moins est français.

 

Section 2 : Des Français par la naissance en France

Article 19. Est français l'enfant né en France de parents inconnus.

Article 19-1. Est français :

1° L'enfant né en France de parents apatrides ;

2° L'enfant né en France de parents étrangers pour lequel les lois étrangères de nationalité ne permettent en aucune façon qu'il se voie transmettre la nationalité de l'un ou l'autre de ses parents.

Article 19-3. Est français l'enfant né en France lorsque l'un de ses parents au moins y est lui-même né.

 

Section 3 : Dispositions communes

Article 20. L'enfant qui est français en vertu des dispositions du présent chapitre est réputé avoir été français dès sa naissance (…).

Article 20-4. Le Français qui contracte un engagement dans les armées françaises perd la faculté de répudiation.

 

Paragraphe 1 : Acquisition de la nationalité française à raison de la filiation

Article 21. L'adoption simple n'exerce de plein droit aucun effet sur la nationalité de l'adopté.

 

Paragraphe 2 : Acquisition de la nationalité française à raison du mariage

Article 21-1. Le mariage n'exerce de plein droit aucun effet sur la nationalité.

Article 21-2. L'étranger ou apatride qui contracte mariage avec un conjoint de nationalité française peut, après un délai de quatre ans à compter du mariage, acquérir la nationalité française par déclaration à condition qu'à la date de cette déclaration la communauté de vie tant affective que matérielle n'ait pas cessé entre les époux depuis le mariage et que le conjoint français ait conservé sa nationalité.

Le délai de communauté de vie est porté à cinq ans lorsque l'étranger, au moment de la déclaration, soit ne justifie pas avoir résidé de manière ininterrompue et régulière pendant au moins trois ans en France à compter du mariage, soit n'est pas en mesure d'apporter la preuve que son conjoint français a été inscrit pendant la durée de leur communauté de vie à l'étranger au registre des Français établis hors de France. En outre, le mariage célébré à l'étranger doit avoir fait l'objet d'une transcription préalable sur les registres de l'état civil français.

Le conjoint étranger doit également justifier d'une connaissance suffisante, selon sa condition, de la langue française (…).

Article 21-4. Le Gouvernement peut s'opposer par décret en Conseil d'Etat, pour indignité ou défaut d'assimilation, autre que linguistique, à l'acquisition de la nationalité française par le conjoint étranger (…).

La situation effective de polygamie du conjoint étranger ou la condamnation (…) au titre de l'infraction (…) commise sur un mineur de quinze ans, sont constitutives du défaut d'assimilation.

 

Paragraphe 3 : Acquisition de la nationalité française à raison de la naissance et de la résidence en France

Article 21-7. Tout enfant né en France de parents étrangers acquiert la nationalité française à sa majorité si, à cette date, il a en France sa résidence et s'il a eu sa résidence habituelle en France pendant une période continue ou discontinue d'au moins cinq ans, depuis l'âge de onze ans.

Les tribunaux d'instance, les collectivités territoriales, les organismes et services publics, et notamment les établissements d'enseignement sont tenus d'informer le public, et en particulier les personnes auxquelles s'applique le premier alinéa, des dispositions en vigueur en matière de nationalité.

Article 21-9. Toute personne qui remplit les conditions prévues à l'article 21-7 pour acquérir la qualité de Français perd la faculté de décliner celle-ci si elle contracte un engagement dans les armées françaises.

Tout mineur né en France de parents étrangers, qui est régulièrement incorporé en qualité d'engagé, acquiert la nationalité française à la date de son incorporation.

Article 21-11. L'enfant mineur né en France de parents étrangers peut à partir de l'âge de seize ans réclamer la nationalité française par déclaration, dans les conditions prévues aux articles 26 et suivants si, au moment de sa déclaration, il a en France sa résidence et s'il a eu sa résidence habituelle en France pendant une période continue ou discontinue d'au moins cinq ans, depuis l'âge de onze ans.

Dans les mêmes conditions, la nationalité française peut être réclamée, au nom de l'enfant mineur né en France de parents étrangers, à partir de l'âge de treize ans, la condition de résidence habituelle en France devant alors être remplie à partir de l'âge de huit ans. Le consentement du mineur est requis, sauf s'il est empêché d'exprimer sa volonté par une altération de ses facultés mentales ou corporelles (…).

 

Paragraphe 4 : Acquisition de la nationalité française par déclaration de nationalité

Article 21-12. L'enfant qui a fait l'objet d'une adoption simple par une personne de nationalité française peut, jusqu'à sa majorité, déclarer, dans les conditions prévues aux articles 26 et suivants, qu'il réclame la qualité de Français, pourvu qu'à l'époque de sa déclaration il réside en France.

Toutefois, l'obligation de résidence est supprimée lorsque l'enfant a été adopté par une personne de nationalité française n'ayant pas sa résidence habituelle en France.

Peut, dans les mêmes conditions, réclamer la nationalité française :

1° L'enfant qui, depuis au moins cinq années, est recueilli en France et élevé par une personne de nationalité française ou qui, depuis au moins trois années, est confié au service de l'aide sociale à l'enfance ;

2° L'enfant recueilli en France et élevé dans des conditions lui ayant permis de recevoir, pendant cinq années au moins une formation française, soit par un organisme public, soit par un organisme privé (…).

Article 21-14. Les personnes qui ont perdu la nationalité française en application de l'article 23-6 ou à qui a été opposée la fin de non-recevoir (…) peuvent réclamer la nationalité française par déclaration (…).

Elles doivent avoir soit conservé ou acquis avec la France des liens manifestes d'ordre culturel, professionnel, économique ou familial, soit effectivement accompli des services militaires dans une unité de l'armée française ou combattu dans les armées françaises ou alliées en temps de guerre.

 

Paragraphe 5 : Acquisition de la nationalité française par décision de l'autorité publique

Article 21-14-1. La nationalité française est conférée par décret, sur proposition du ministre de la défense, à tout étranger engagé dans les armées françaises qui a été blessé en mission au cours ou à l'occasion d'un engagement opérationnel et qui en fait la demande.

Article 21-16. Nul ne peut être naturalisé s'il n'a en France sa résidence au moment de la signature du décret de naturalisation.

Article 21-17. Sous réserve des exceptions prévues (…), la naturalisation ne peut être accordée qu'à l'étranger justifiant d'une résidence habituelle en France pendant les cinq années qui précèdent le dépôt de la demande.

Article 21-18. Le stage (…) est réduit à deux ans :

1° Pour l'étranger qui a accompli avec succès deux années d'études supérieures en vue d'acquérir un diplôme délivré par une université ou un établissement d'enseignement supérieur français ;

2° Pour celui qui a rendu ou qui peut rendre par ses capacités et ses talents des services importants à la France ;

3° Pour l'étranger qui présente un parcours exceptionnel d'intégration, apprécié au regard des activités menées ou des actions accomplies dans les domaines civique, scientifique, économique, culturel ou sportif.

Article 21-19. Peut être naturalisé sans condition de stage :

4° L'étranger qui a effectivement accompli des services militaires dans une unité de l'armée française ou qui, en temps de guerre, a contracté un engagement volontaire dans les armées françaises ou alliées ;

6° L'étranger qui a rendu des services exceptionnels à la France ou celui dont la naturalisation présente pour la France un intérêt exceptionnel.

7° L'étranger qui a obtenu le statut de réfugié (…).

Article 21-20. Peut être naturalisée sans condition de stage la personne qui appartient à l'entité culturelle et linguistique française, lorsqu'elle est ressortissante des territoires ou Etats dont la langue officielle ou l'une des langues officielles est le français, soit lorsque le français est sa langue maternelle, soit lorsqu'elle justifie d'une scolarisation minimale de cinq années dans un établissement enseignant en langue française.

Article 21-21. La nationalité française peut être conférée par naturalisation sur proposition du ministre des affaires étrangères à tout étranger francophone qui en fait la demande et qui contribue par son action émérite au rayonnement de la France et à la prospérité de ses relations économiques internationales.

Article 21-22. Nul ne peut être naturalisé s'il n'a atteint l'âge de dix-huit ans.

Toutefois, la naturalisation peut être accordée à l'enfant mineur resté étranger bien que l'un de ses parents ait acquis la nationalité française s'il justifie avoir résidé en France avec ce parent durant les cinq années précédant le dépôt de la demande.

Article 21-23. Nul ne peut être naturalisé s'il n'est pas de bonnes vie et moeurs ou s'il a fait l'objet de l'une des condamnations visées à l'article 21-27 du présent code.

Article 21-24. Nul ne peut être naturalisé s'il ne justifie de son assimilation à la communauté française, notamment par une connaissance suffisante, selon sa condition, de la langue, de l'histoire, de la culture et de la société françaises, (…) et des droits et devoirs conférés par la nationalité française ainsi que par l'adhésion aux principes et aux valeurs essentiels de la République.

A l'issue du contrôle de son assimilation, l'intéressé signe la charte des droits et devoirs du citoyen français. Cette charte, approuvée par décret en Conseil d'Etat, rappelle les principes, valeurs et symboles essentiels de la République française.

 

Paragraphe 6 : Dispositions communes à certains modes d'acquisition de la nationalité française

Article 21-27. Nul ne peut acquérir la nationalité française ou être réintégré dans cette nationalité s'il a été l'objet soit d'une condamnation pour crimes ou délits constituant une atteinte aux intérêts fondamentaux de la Nation ou un acte de terrorisme, soit, quelle que soit l'infraction considérée, s'il a été condamné à une peine égale ou supérieure à six mois d'emprisonnement, non assortie d'une mesure de sursis.

Il en est de même de celui qui a fait l'objet soit d'un arrêté d'expulsion non expressément rapporté ou abrogé, soit d'une interdiction du territoire français non entièrement exécutée.

Il en est de même de celui dont le séjour en France est irrégulier au regard des lois et conventions relatives au séjour des étrangers en France.

 

Paragraphe 7 : De la cérémonie d'accueil dans la citoyenneté française

Article 21-28. Le représentant de l'Etat dans le département ou, à Paris, le préfet de police organise, dans un délai de six mois à compter de l'acquisition de la nationalité française, une cérémonie d'accueil dans la citoyenneté française (…).

Au cours de la cérémonie d'accueil, la charte des droits et devoirs du citoyen français mentionnée à l'article 21-24 est remise aux personnes ayant acquis la nationalité française visées aux premier et troisième alinéas.

Article 21-29. Lorsque le maire en fait la demande, il (le préfet) peut l'autoriser à organiser, en sa qualité d'officier d'état civil, la cérémonie d'accueil dans la citoyenneté française.

 

Section 2 : Des effets de l'acquisition de la nationalité française

Article 22. La personne qui a acquis la nationalité française jouit de tous les droits et est tenue à toutes les obligations attachées à la qualité de Français, à dater du jour de cette acquisition.

Article 22-1. L'enfant mineur dont l'un des deux parents acquiert la nationalité française, devient français de plein droit s'il a la même résidence habituelle que ce parent ou s'il réside alternativement avec ce parent dans le cas de séparation ou divorce.

 

Section 1 : De la perte de la nationalité française

Article 23. Toute personne majeure de nationalité française, résidant habituellement à l'étranger, qui acquiert volontairement une nationalité étrangère ne perd la nationalité française (…).

Article 23-8. Perd la nationalité française le Français qui, occupant un emploi dans une armée ou un service public étranger ou dans une organisation internationale dont la France ne fait pas partie ou plus généralement leur apportant son concours, n'a pas résigné son emploi ou cessé son concours nonobstant l'injonction qui lui en aura été faite par le Gouvernement.

 

Section 2 : De la réintégration dans la nationalité française

 

Section 3 : De la déchéance de la nationalité française

Article 25. L'individu qui a acquis la qualité de Français peut, par décret pris après avis conforme du Conseil d'Etat, être déchu de la nationalité française, sauf si la déchéance a pour résultat de le rendre apatride :

1° S'il est condamné pour un acte qualifié de crime ou délit constituant une atteinte aux intérêts fondamentaux de la Nation ou pour un crime ou un délit constituant un acte de terrorisme ;

2° S'il est condamné pour un acte qualifié de crime ou délit prévu et réprimé par le chapitre II du titre III du livre IV du code pénal ;

3° S'il est condamné pour s'être soustrait aux obligations résultant pour lui du code du service national ;

4° S'il s'est livré au profit d'un Etat étranger à des actes incompatibles avec la qualité de Français et préjudiciables aux intérêts de la France.

 

Chapitre VII : Des effets sur la nationalité française des transferts de souveraineté relatifs à certains territoires

Article 32-1. Les Français de statut civil de droit commun domiciliés en Algérie à la date de l'annonce officielle des résultats du scrutin d'autodétermination conservent la nationalité française quelle que soit leur situation au regard de la nationalité algérienne.

Article 32-2. La nationalité française des personnes de statut civil de droit commun, nées en Algérie avant le 22 juillet 1962, sera tenue pour établie, dans les conditions de l'article 30-2, si ces personnes ont joui de façon constante de la possession d'état de Français.

Article 32-3. Tout Français domicilié à la date de son indépendance sur le territoire d'un Etat qui avait eu antérieurement le statut de département ou de territoire d'outre-mer de la République, conserve de plein droit sa nationalité dès lors qu'aucune autre nationalité ne lui a été conférée par la loi de cet Etat.

Conservent également de plein droit la nationalité française les enfants des personnes bénéficiaires des dispositions de l'alinéa précédent, mineurs de dix-huit ans à la date de l'accession à l'indépendance du territoire où leurs parents étaient domiciliés.

 

Chapitre VIII : Dispositions particulières aux collectivités d'outre-mer régies par l'article 74 de la Constitution et à la Nouvelle-Calédonie

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Chronologie de la Toscane

21 Novembre 2012, 02:22am

Publié par histege

TOSCANE : CHRONOLOGIE

 

 

VIIe s av. JC

développement de l'écriture étrusque

VIe s av. JC

âge d'or de l'Etrurie des 12 cités

264 av. JC

victoire romaine sur les Etrusques (prise de la dernière ville)

59 av. JC

César fonde la colonie romaine de Florentia

27-14. av JC

l'empereur Auguste fonde la colonie de Sienne

476

fin de l'empire romain d'Occident

568 ap JC env. - 774

domination des Lombards : duché lombard de Tuscie

774 ap. JC

début de la domination des Carolingiens (Francs)

IXe s

domination des comtes de Lucques

962

domination du Saint Empire romain germanique

XIIe s

les consuls gouvernent la cité de San Gimignano devenue autonome

XIIe-XVe s

développement du mouvement communal

1115

la Toscane passe sous l'autorité du pape : origine du conflit entre guelfes et gibelins

1182-1226

vie de saint François d'Assise

1221

création de l'université de Padoue

1265-1321

vie de Dante Alighieri, La Divine Comédie, poème historique et théologique (religieux)

1284

défaite de Pise face à Gênes : désastre naval, début du déclin

1304-1374

vie de Francesco Petrarca, le Canzoniere, recueil de sonnets et chansons

1313-1375

vie de Giovanni Boccacio, le Decameron : ensemble de 100 nouvelles

1348

Peste noire : au moins un 1/3 de la population disparaît, dont 2/3 à Sienne

1434

Cosme de Medicis l'Ancien rentre d'exil : début de la prépondérance des Médicis

1148-1492

Laurent de Médicis dirige Florence

1453

la prise de Constantinople par les Turcs amplifie les apports humains et culturels venus de Byzance (culture grecque), en particulier à Pise et Florence commencés au XIIIe s.

1478

échec de la conjuration (complot) des Pazzi contre les Médicis

1494

courte occupation française

1498

exécution de Savonarole

1512-1527

retour des Médicis

1530

chute de la République à Florence

1532

Machiavel publie Le Prince

1537

érection du duché de Toscane (puis grand-duché en 1569)

1538

révolte des Strozzi écrasée par Cosme de Médicis : l'administration de la cité est réorganisée

1550

Vasari publie ses Vite

1635

condamnation de Galilée

1737

mort du dernier grand-duc de Toscane : la famille des ducs de Lorraine prend la succession

1808-1814

la Toscane est rattachée à l'empire de Napoléon Ier

1859

le dernier grand-duc est chassé de Toscane

1861

proclamation du royaume d'Italie, avec rattachement de la Toscane

1865-1871

Florence devient capitale du royaume d'Italie

1925-1943

la Toscane est un foyer de résistance au fascisme

1946

proclamation de la République

 

 

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Les Anglo-Saxons - L'exemple de Sutton Hoo - 2010

21 Novembre 2012, 01:36am

Publié par histege

LES ANGLO-SAXONS - L'EXEMPLE DE SUTTON HOO

 

 

Fiche élève : l'étude des Anglo-Saxons à travers l'exemple de Sutton Hoo (archéologie, art et culture). Les résultats des fouilles sont conservés au British Museum.

 

Pour télécharger le fichier en format pdf :

Sutton Hoo - fiche élève - 2010 Sutton Hoo - fiche élève - 2010

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Les dix principales aires urbaines françaises - 2008 - 3e

17 Novembre 2012, 15:48pm

Publié par histege

LES DIX PRINCIPALES AIRES URBAINES EN FRANCE

chiffres de 2008

zonage de 2010

 

Repères : savoir localiser et nommer les dix principales aires urbaines françaises.

Remarque : l'aire urbaine prend le nom de la principale ville.

 

Dix principales aires urbaines françaises en 2008

 

Pour voir la carte complétée :

 



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De la ville à l'espace rural. II./ L'espace rural - 2012-2013

15 Novembre 2012, 21:42pm

Publié par histege

Pour compléter la fin du chapitre, De la ville à l'espace rural, voici le corrigé du dossier sur le parc national du Mercantour, qu'il faut connaître pour bien préparer l'évaluation du lundi 19 novembre 2012 (classes de 3e 2 et 3e 3).

 

 

II. L’ESPACE RURAL : L’EXEMPLE DU PARC NATIONAL DU MERCANTOUR

 

1) Le parc national du Mercantour se situe dans les Alpes du Sud, le long de la frontière italienne.


2) Le parc national du Mercantour est formé de deux espaces :

- La zone cœur, qui obéit à une règlementation très stricte

- La zone d’adhésion où les communes s’engagent à préserver l’environnement.

 

3) Les richesses naturelles sont variées :

     - la flore : de nombreuses variétés de fleurs, dont certaines endémiques (qui n’existent que dans des zones précises)

        - la faune : loups, aigles…

        - les paysages : vallée des Merveilles.

 

S’ajoutent des activités économiques :

        - agriculture et élevage

        - tourisme, lié à la neige (stations de ski et « or blanc ») et à la nature (tourisme vert).

 

4) Les « Balcons du Mercantour » sont un projet touristique : le but est de favoriser le « tourisme vert », par l’ouverture de chemins de randonnée, jalonnés par des refuges, accessibles par téléphérique. Le projet s’oppose totalement aux objectifs du cœur du parc qui interdisent l’usage d’engins motorisés pour permettre la préservation des espaces naturels.

 

5) La deuxième source de conflit oppose les éleveurs et les défenseurs de la nature en raison de la présence du loup, prédateur des troupeaux en estive.

 

6) Les règles d’usage du parc du Mercantour sont fixées par une règlementation précise, sous le contrôle de l’Etat.

 

         a) Les acteurs qui s’affrontent à propos du parc sont nombreux : les éleveurs, les habitants, les associations de défense de l’environnement, mais aussi les acteurs économiques, les collectivités territoriales et l’Etat. Ils sont privés ou publics.

 

         b) Les points de désaccord sont liés à l’existence de communautés humaines anciennement établies et qui veulent défendre leurs intérêts, à la volonté de préserver l’espace naturel et au développement récent de l’activité touristique.

 

         c) Le parc est créé par l’Etat en 1979 pour préserver l’environnement. Le loup a réinvesti le territoire à partir de 1992. Le conseil général (département) a lancé un projet touristique pour dégager des ressources économiques, mais qui transforme une partie du paysage (« Les Balcons du Mercantour »).

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Les repères historiques de la 6e à la 3e

21 Octobre 2012, 21:03pm

Publié par histege

LES REPERES HISTORIQUES AU COLLEGE

de la 6e à la 3e

 

A la fin de la scolarité obligatoire, l'élève doit connaître et savoir utiliser les repères historiques suivants (les repères étudiés à l’école primaire figurent en italiques). Ils sont l’objet d’une évaluation lors du Brevet.

Dates

Repères

IIIe millénaire av. J.-C.

les premières civilisations

VIIIe siècle av. J.-C.

- Homère

- fondation de Rome

- début de l'écriture de la Bible

Ve siècle av. J.-C.

Périclès

52 av. J.-C.

Jules César et Vercingétorix, Alésia

Ier siècle

début du christianisme

Ier et IIe siècles

« Paix romaine »

622

l'Hégire

800

le couronnement de Charlemagne

Xe-XIIe siècle

l'âge des églises romanes

1096-1099

première croisade

XIIe-XVe siècle

l'âge des églises gothiques

1492

premier voyage de Christophe Colomb

XVe-XVIe siècle

la Renaissance

1598

l'édit de Nantes

1661-1715       

- Louis XIV

- Versailles

milieu du XVIIIe siècle

l’Encyclopédie

- 1789-1799

- 14 juillet 1789

- août 1789

- septembre 1792

- la Révolution française

- prise de la Bastille ;

- Déclaration des droits de l'Homme et du citoyen

- proclamation de la République

- 1799-1815

- 1804

- le Consulat et l’Empire

-  Napoléon 1er empereur des Français

1815

le congrès de Vienne

1815-1848

Monarchie constitutionnelle en France

- 1848-1852

- 1848

- 1848

- la Seconde République

- établissement du suffrage universel masculin

- abolition de l’esclavage

1852-1870

le Second Empire (Napoléon III)

1870-1940

la Troisième République

1882

Jules Ferry et l’école gratuite, laïque et obligatoire

1894-1906

affaire Dreyfus

1905

loi de séparation des Églises et de l’État

- 1914-1918

- 1916  

- 11 novembre 1918

- la Première Guerre mondiale

- Verdun

- Armistice de la Grande Guerre

1917

la révolution russe

1924-1953

Staline au pouvoir

1933-1945

Hitler au pouvoir

1936

victoire électorale et lois sociales du Front Populaire

- 1939-1945,

- 8 mai 1945

- août 1945

- la Seconde Guerre mondiale

- fin de la Seconde guerre mondiale en Europe

- Hiroshima et Nagasaki

18 juin 1940

appel du général de Gaulle

1940-1944

le Régime de Vichy

1944-1945       

- libération de la France

- rétablissement de la République (la IVe)

- droit de vote des femmes

- Sécurité sociale

1961-1989

le Mur de Berlin

1947-1962

principale phase de la décolonisation

1957

les traités de Rome

- 1958-1969

- 1958

- les années de Gaulle

- fondation de la Ve République

1981-1995

les années Mitterrand

1992

le traité de Maastricht

1995-2007

Les années Chirac

2002

l'euro monnaie européenne

 

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Exemple type d'épreuve d'histoire géographie éducation civique au brevet

21 Octobre 2012, 18:27pm

Publié par histege

Voici l'exemple type pour la nouvelle épreuve d'histoire, géographie, éducation civique au diplôme national du brevet, applicable à partir de juin 2013

 

 

Exemple fourni par le ministère de l'éducation nationale. 

     

Sujet téléchargeable au format PDF : Modèle de l'épreuve d'histoire-géograogie-éducation civ Modèle de l'épreuve d'histoire-géographie-éducation civique

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La nouvelle épreuve du Brevet à partir de juin 2013

21 Octobre 2012, 18:08pm

Publié par histege

Diplôme National du Brevet

Histoire - géographie - éducation civique

attendus de l’épreuve

 

d’après un document officiel du ministère de l’éducation nationale, juin 2012

 

1.   Organisation générale

 

Le sujet porte obligatoirement sur les trois disciplines/matières. Comment s’articule l’épreuve de chaque discipline ? Les exercices doivent être variés.

« Les candidats composeront sur le sujet lui-même, qu'ils rendront en fin d'examen :

• les questions comportent un intitulé et un cadre (avec des lignes), dans lequel l'élève inscrit sa réponse : ce cadre aide l'élève à évaluer l'ampleur de la réponse attendue. Concernant la question qui appelle à un développement construit (repérée clairement par son intitulé), elle est associée à un cadre correspondant à une page d'écriture (une vingtaine de lignes), volume jugé raisonnable pour un élève de 3e.

 

• cette nouvelle organisation matérielle des sujets permet de proposer des exercices variés sur les documents. Elle enrichit la palette des formes de travail que l'on peut demander aux élèves, dans le cadre du travail sur document d’abord, mais aussi en lien avec différents modes de trace écrite (organigramme par exemple) que ce travail peut mobiliser. »

Il y a toujours une question qui exige une réponse développée.

Répartition des points :

• « L'épreuve comporte trois parties qui correspondent aux trois disciplines interrogées. A chacune de ces trois parties est associé un volume total de points » :

-       histoire : 13 points

-       géographie : 13 points

-       éducation civique : 10 points

-       maîtrise de la langue : 4 points.

 

• « À l'intérieur de chaque partie, en revanche, le nombre de points attribués à la sous-partie "Questions" et à la sous-partie "Travail sur document" varie selon les sujets (en fonction, par exemple, du nombre de questions posées ou du niveau d'attente du travail sur document). Exemple : dans la partie consacrée à l'histoire ou à la géographie, on peut trouver une répartition des points "Questions" 7 points, "travail sur document" 6 points ; ou bien "questions" 8 points, "travail sur document" 5 points... La ventilation interne des points de chacune des trois parties disciplinaires est conditionnée par le sujet proposé. »

 

 

2.   Points de vigilance / Recommandations

 

« L'épreuve dure 2 heures, ce qui représente environ 40 minutes par partie. » Le temps consacré à chaque question varie selon le nombre des questions, le degré d’exigence de la réponse attendue et le temps nécessaire au travail sur document. « De la même façon, si une des parties disciplinaires demande plus de temps, on veillera à ce que les deux autres soient un peu plus rapides à traiter. »  

Première sous-partie : les questions

En histoire, la vérification des repères arrive en premier dans la série de questions. Le texte cadrant l'épreuve mentionne clairement le recours à un questionnement, à priori direct – (…) choix qui n'exclut pas le recours à d'autres modes d'interrogation (sur frises chronologiques par exemple) - en vérifiant, lorsque c'est possible, que l'élève est capable de restituer le sens des repères qu'on lui soumet. La vérification des repères ne doit pas excéder cinq-dix minutes pour l'élève.

En géographie, la vérification des repères se fait sur carte afin de mesurer la capacité de l'élève à les localiser correctement. »

Le nombre de questions de vérification de connaissances varie en fonction de la place de la question à réponse développée, di niveau de difficulté des questions et du temps nécessaire à leur traitement.

« Les questions peuvent porter sur un même thème ou sur des thèmes différents (...). L'éventail des questions doit être suffisamment varié (dans leur forme comme sur les thèmes concernés) pour permettre d'interroger l'élève sur un champ aussi large que possible. L'examen demande à l'élève un effort important de mémorisation ; il doit pouvoir compenser une faiblesse de connaissance dans un domaine par une plus grande aisance dans un autre. »

Seconde sous-partie : le travail sur document

« Les sujets doivent proposer des types de documents différents et un seul document est proposé dans chaque partie de l'épreuve (pas de document avec des "sous-documents").

Un document doit pouvoir être lu, analysé ou travaillé en 20-25 mn. On ne demande pas nécessairement l'analyse complète du document mais on peut s'arrêter sur un de ses aspects, partiel mais important. » Le but est de « faire réfléchir l'élève. Ce n'est pas l'originalité qui est recherchée ». Le degré d’exigence attendu est celui d’un « élève moyen de 3e. Simplicité, questions ou consignes explicites, niveau d'exigence compatible avec ce que doit pouvoir faire un élève qui a travaillé normalement pendant son année.

En éducation civique, un "document de référence" mentionné dans le programme peut faire l'objet du "travail sur document" à l'examen.

Le travail sur document fait l'objet de questions et/ou de consignes qui guident l'analyse du document et/ou indiquent à l'élève les tâches qu'il doit réaliser. Ces tâches peuvent prendre des formes variées.

Les questions posées sur les documents sont en petit nombre et articulent le prélèvement d'informations et la recherche du sens (maîtrise de connaissances indispensables à la compréhension globale du document, mise en évidence du sens général du document).

Les consignes permettent un travail sur le document ; ce travail se fait sur le document lui-même (ex : tracez sur la carte ...) ou supposent l'interprétation correcte du document (ex: donnez un titre à ...). On peut penser aussi à tout ce qui fait écho au travail sur les capacités (ex : description d'un document iconographique).

La tâche cartographique :

On désigne par "tâche cartographique" toute forme de travail sur une carte ou un croquis : compléter une légende, tracer des flux, mettre en relation des espaces géographiques, choisir un figuré, identifier graphiquement une information ou un espace sur une carte ou un croquis en le coloriant, en l'entourant, en le hachurant, etc.

La tâche cartographique peut être demandée soit dans la sous-partie "questions", soit dans la sous-partie "travail sur document". Elle répond à des consignes adaptées. »

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Mort de l'historien Eric Hobsbawm

18 Octobre 2012, 09:44am

Publié par histege

 

 

1er octobre 2012 : mort d'Eric Hobsbawm, grand historien britannique, né en 1917. Historien d'avant-garde, spécialiste des bouleversements du monde contemporain, d'obédience marxiste mais très ouvert, au sens à la fois intellectuel et géographique, profondément humaniste, qui a continûment résisté aux pressions idéologiques ambiantes et dominantes.

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réunion parents-professeurs de 4e 1 - lundi 22 octobre 2012

16 Octobre 2012, 09:59am

Publié par histege

HORAIRES DES RENDEZ-VOUS

DE LA REUNION PARENTS-PROFESSEURS

du lundi 22 octobre 2012

 

CLASSE DE 4E 1

 

 

Equipe 1

Equipe 2

17 h 00

Lou F.

Valentine L.

17 h 10

Simon B.

Floréal S.

17 h 20

Louna de G. B.

Charly G.

17 h 30

Steven D.

Lisa B.

17 h 40

Fabien S.

Chloé C.

17 h 50

Pierre L.

Clément B.

18 h 00

 

Lucien G.-C.

18 h 10

Alvin B.

Corentin V.

18 h 20

Imene E. M.

Charlène B.

18 h 30

Mathias C.

 

18 h 40

 

 

18 h 50

 

 

19 h 00

Omar A.

 

19 h 10

 

 

19 h 20

Marie H.

 

 

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La bataille de Verdun, 1916, racontée par l'historien Maurice Aguhlon

30 Septembre 2012, 23:17pm

Publié par histege

LA BATAILLE DE VERDUN, 1916

RACONTEE PAR L’HISTORIEN MAURICE AGUHLON

 

Un grand historien français, Maurice Aguhlon raconte la bataille de Verdun avec la clarté d’exposition et de style qui le caractérise, en l’insérant dans l’histoire longue.

« En 1916, l'initiative vient des Allemands avec un objectif de grande ampleur : prendre Verdun. « Verdun » est en 1916 à la guerre de positions ce que « la Marne » fut à la guerre de mouvement en 1914 : la bataille défensive gagnée par l'armée française, et placée du coup au plus haut du souvenir national. Mais, au fait, qu'est-ce que « Verdun » ? Verdun, c'est une ville, d'abord, avec la sous-préfecture, l'évêché, et une importante garnison qui fait vivre un commerce actif, et autour de qui s'entretiennent un esprit de patriotisme et un goût de la chose militaire plus accentués encore que dans le reste de la France. Et elle restera telle au long de la guerre. La bataille qui porte son nom entraînera certes en 1916 des bombardements destructeurs, l'exode de nombreux habitants et de divers services administratifs, mais le commerce n'y cessera pas, parce que des masses de troupes, par force, y afflueront toujours. Verdun la ville sera donc blessée par la grande bataille mais n'en sera pas moins toujours à l'arrière du front où les combats se livrent. Ne pas confondre, donc, avec Saragosse 1808 ou Stalingrad 1942 ! « Verdun » c'est, plus exactement, la « région fortifiée de Verdun », réseau de forts bâtis sur les hauteurs Nord-Ouest de la ville, sur la rive gauche de la Meuse, au Nord et au Nord-Est, sur la rive droite, Douaumont, Vaux, Souville, Froideterre, etc.; avec, dans l'intervalle, des villages agricoles qui seront, eux, directement et concrètement des points d'appui de bataille, de ces lieux disputés « maison par maison », de ces édifices démolis par canonnade au point que tel d'entre eux, Fleury, sera physiquement anéanti.

L'ensemble de la région fortifiée de Verdun constituait pour le front défensif français stabilisé en 1914 et 1915 un point d'appui essentiel. Il était aussi symbolique. Sans remonter jusqu'au Verdun du traité de 843, ou au Verdun des Trois Evêchés disputés entre France et Empire aux XVIe et XVIIe siècles, on n'ignorait pas (pas plus en Allemagne qu'en France) que la ville avait été l'objet de deux sièges décisifs en 1792 et en 1870.

Verdun, à ce titre, est aussi célèbre et peut-être davantage que Lille, Strasbourg ou Belfort.

Le commandant en chef allemand Falkenhayn voulait à la fois frapper ce symbole – forcer ce verrou stratégique ou, pour le moins, « saigner à blanc » l'armée française en l'obligeant à jeter un maximum de forces pour le défendre — et enfin faire diversion à l'offensive que Joffre préparait sur la Somme pour le printemps 1916.

On connaît la bataille, cent fois racontées. L'assaut allemand consiste, le 21 février, en neuf heures de préparation d'artillerie (de 7 heures à 16 heures), un déluge d'obus plus dense et dévastateur que jamais, suivi de l'attaque proprement dite par des fantassins bien préparés, pourvus de lance-flammes. En trois jours, du 21 au 24, ils avancent de plusieurs kilomètres dans les collines et les villages des Hauts de Meuse, sur la rive droite. Le 25, ils entreront au fort de Douaumont qui, dans le cadre d'une réorganisation en cours des défenses françaises, était sans garnison. Cette avance avait été cependant ralentie le plus qu'il était possible par les unités françaises au contact. Malgré les pertes qu'elles avaient subies lors du bombardement initial, malgré la désorganisation par le feu de toutes leurs liaisons, malgré l'absence non seulement de renforts mais même d'instructions, ces troupes surprises s'accrochèrent et appliquèrent spontanément la formule déjà classique, « se faire tuer sur place plutôt que de reculer ». On en peut retenir comme exemple les 1300 chasseurs qui défendirent pendant deux jours le bois des Caures et y périrent tous, y compris leur chef, le colonel Driant, dans le civil député nationaliste de Nancy.

C'est le 26, au lendemain de la perte de Douaumont, que Joffre affecte Pétain au commandement du secteur de Verdun.

Pétain, dont la réputation de calme et de méthode était déjà établie, parvient à remettre de l'ordre sur le champ de bataille, et se consacre aussitôt à deux tâches urgentes. D'abord, renforcer en artillerie les positions de la rive gauche sur lesquelles n'avait pas porté l'attaque allemande du 21 (par chance, pourrait-on dire, ou par une erreur stratégique de Falkenhayn); ainsi ce sous-secteur pourra-t-il mieux tenir et même, déjà, contribuer à frapper les Allemands sur l'autre rive. Ensuite, aménager en hâte les communications de Verdun avec le Sud (vallée de la Meuse, route et voie ferrée, de Verdun à Bar-le-Duc) par où pourront s'évacuer les blessés, venir les munitions, le ravitaillement, les renforts, s'effectuer la noria des relèves. Les relèves furent bien organisées et sur une grande échelle; presque toutes les unités françaises finirent par passer par Verdun, et cela contribuera beaucoup à la place que tient la célèbre bataille dans le commun souvenir. Ce cordon ombilical sans lequel la longue bataille n'aurait pas été gagnée, restera dans l'histoire sous le nom de « voie sacrée ». Bien entendu, il y tombait des obus allemands. La « voie sacrée », en état d'intense trafic, devait être constamment entretenue et réparée, par des corvées de soldats à peine moins exposés que ceux des premières lignes. On y passait pour aller mourir, mais on mourait aussi pour la maintenir viable.

A partir du 26 février, l'avance allemande sur la rive droite est ralentie. Le 6 mars, lorsque Falkenhayn élargit son front d'attaque à la rive gauche, il y trouve une résistance renforcée; il progresse mais ne parvient pas à dépasser les hauteurs résolument tenues, dont le Mort Homme et la cote 304 sont les plus fameuses.

Dès lors, assauts allemands et résistances françaises s'équilibrent à peu près, et les positions sur le terrain ne varient plus beaucoup, sans que la fureur des combats ni les pertes humaines se ralentissent. Le 2 avril une offensive générale aussi ample que les deux précédentes est enrayée en quelques jours, ce qui permet à Pétain de publier le 9 un ordre du jour presque optimiste, dont une phrase est passée en légende : « Courage, on les aura ! » Il faudra encore des mois.

La pression allemande se concentre sur des points de résistance maintenant bien garnis d'artillerie et qu'il faut enlever un à un. A l'extrémité Ouest du front, le fort de Vaux subit ainsi — bataille à l'intérieur de la bataille —, un véritable siège, du 2 avril au 7 juin. Ce jour-là, complètement cerné, ses structures extérieures démantelées par les obus, coupé de tout renfort et de tout ravitaillement, la quasi-totalité de sa garnison blessée, râlant sans soins, et faute d'eau mourant littéralement de soif, les structures souterraines finalement forcées, le fort se rend.

Après ce succès, Falkenhayn prépare encore deux autres attaques, toujours sur la rive droite, pour en finir et déboucher enfin sur Verdun. Le 23 juin et le 11 juillet, ce sont des assauts aussi rudes que les précédents, et qui, comme les précédents gagnent encore un peu de terrain. Au fort de Souville (au Sud de Fleury), on est en vue de Verdun, à 5 km de distance. Mais le fort de Souville tient, et le 12 juillet l'offensive allemande s'arrête.

La bataille de Verdun est virtuellement gagnée.

On s'y battra encore beaucoup pourtant. Mais désormais c'est plutôt le commandement français qui aura l'initiative.

Juillet, août, septembre, se passent en batailles sans grands résultats. Mais le 24 octobre, une offensive soigneusement préparée (général Mangin) récupérera Douaumont et forcera l'Allemand à évacuer le fort de Vaux. En 1917, le terrain perdu sur la rive gauche sera regagné à son tour.

Verdun est à bon droit le haut lieu le plus célèbre de la Grande Guerre sur le front français. L'Allemand n'a pas réussi à « percer »; il n'a pas réussi à dissuader Joffre d'attaquer sur la Somme; il n'a pas réussi non plus à affaiblir l'armée française, du moins relativement, puisqu'il y a au moins autant affaibli la sienne (environ 50 000 morts, avant même la fin de septembre, de part et d'autre). Échec pour Falkenhayn, d'ailleurs bientôt remplacé par Ludendorf; victoire pour Pétain, pour Joffre et pour le camp français en général; et enfin, tournant de la guerre. Mais tout n'est pas dit. Verdun est encore par excellence le haut lieu de l'énergie, du stoïcisme et de la douleur.

On le voit dans l'ossuaire de Douaumont, qui dit l'étendue des pertes par son seul gigantisme. On le voit dans les musées édifiés depuis, sobres, précis, réalistes dont le message est plus pacifiste peut-être que leurs créateurs officiels ne l'eussent voulu (faut-il tenir pour exemplaire le patriotisme qui a permis de traverser « ça » ? ou faut-il retenir, comme leçon unique, « plus jamais ça ! » ?).

On le voit aussi dans le paysage où sur des kilomètres, tant de débris de projectiles se sont incorporés au sol que la terre même en est dénaturée, que le champ n'est plus cultivable, et que la forêt peine et tarde à se reconstituer, comme l'herbe après le cheval d'Attila — qui ne croyait pas si bien dire...

On le voit enfin à la poignante littérature des récits des survivants, les Maurice Genevoix, les Jacques Meyer, les André Pézard, et tant d'autres. L'horreur du projectile qui tue ou qui mutile, du gaz qui empoisonne ou brûle les muqueuses, le martyre des blessés qui doivent attendre parfois des heures couchés n'importe où, pansés à la hâte, cahotés sur les brancards puis sur les camions avant de pouvoir accéder aux soulagements et aux soins, tout cela n'est qu'une partie de la douleur, celle à laquelle on pense immédiatement. On oublie trop souvent les autres: les intempéries; le mélange pervers de l'obus qui rase et pulvérise le sol avec l'eau de pluie qui ruisselle, unis pour fabriquer de ces mares de boue dont on s'imbibe et où parfois l'on peut s'enliser. Le manque de sommeil lorsqu'il faut, sous la pression des besoins, tenir son créneau, ou partir en patrouille, ou partir en corvée, en tâches imprévisibles, puisqu'il faut sans cesse remplacer les morts, ne dérobant pour somnoler que de rares instants de répit. La faim, quand le ravitaillement est interrompu. Et la soif, pire encore, avec la tentation ou la nécessité même de boire n'importe quelle eau accessible, serait-ce celle qui a ruisselé vers un trou d'obus après être passée au voisinage de cadavres en putréfaction... La bataille pouvait ainsi faire vivre des heures dans des cloaques où le danger de la pestilence s'ajoutait à celui de l'explosion. Des hommes y sont devenus fous. D'autres ont eu la force de survivre, et quelques-uns d'écrire pour raconter. Ils portent tous le même témoignage : d'avoir atteint un sommet inimaginable de la souffrance humaine.

Les héros-martyrs de 1916, devenus témoins-narrateurs dans les années vingt, ne pouvaient pas prévoir que la bataille aurait encore, en 1940, une autre façon d'accéder à l'histoire : l'arrivée au pouvoir du soldat auréolé du titre officieux de «vainqueur de Verdun ».

Philippe Pétain était né en 1856 à Cauchy-à-la-Tour (Pas-de-Calais), sorti de la France rurale, paysanne plutôt que bourgeoise. Une famille d'exploitants agricoles, de tradition catholique, avec de nombreux enfants, et un grand-oncle ecclésiastique qui encourage les études du plus doué des garçons. Philippe passe ainsi par les collèges religieux de Saint-Omer puis d'Arcueil et entre à Saint-Cyr en 1876, dans un rang médiocre. Ses qualités intellectuelles s'affirment plus tard, lors de son passage à l'École de guerre. Il y sera lui-même professeur de 1901 à 1907, avant et après des postes divers dans des garnisons métropolitaines. Il passe alors pour sérieux et froid, plutôt que brillant, et d'autre part catholique et antidreyfusard, ce qui est banal. En 1914, il n'est encore que colonel. On connaît cependant de lui une thèse originale, résumée par l'aphorisme célèbre : « Le feu tue » ; en d'autres termes : on ne lance pas des troupes à l'assaut sans avoir neutralisé le feu ennemi; le combat moderne doit prendre en compte l'efficacité des mitrailleuses et privilégier les préparatifs méthodiques plutôt que l'élan. Méthode, prudence, souci du sort des hommes, méfiance contre l'offensive, ces principes ou ces tendances seront confirmés par la guerre et s'attacheront à son nom. En août 1914, il passe enfin général de brigade et des succès défensifs divers en 1915 et 1916 attirent suffisamment l'attention sur lui pour le porter à la responsabilité décisive de 1916. Pétain, donc, entre dans l'histoire à Verdun cette année-là.

Ajoutons que Verdun est une ville connue, un lieu bien précis et bien repérable (alors que les champs de bataille de la Marne sont modestes et dispersés).

Anticipons donc un instant encore : Verdun, la ville et le site, et tout le « secteur », seront par excellence le lieu des monuments, des ossuaires, des musées, le lieu des pèlerinages du souvenir, un champ de bataille dont la géographie sera aussi familière que celle de Valmy ou de Waterloo, bref un « lieu de mémoire ».

Cette victoire qui nous paraît aujourd'hui majeure, sur le moment pouvait passer pour un coup stratégique nul, tout comme la bataille de la Somme, qui en avait été contemporaine.

Extrait de « La République de Jules Ferry à François Mitterrand, 1880 à nos jours », Histoire de France Hachette, vol. 5, Paris, Hachette, 1990, p. 175-184.

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