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HISTOIRE GEOGRAPHIE CITOYENNETE

L'Allemagne et la France face à la crise des années 1930 - 3e - 2010

15 Décembre 2009, 13:19pm

Publié par histege

L’ALLEMAGNE ET LA FRANCE FACE A LA CRISE DES ANNEES TRENTE

 

Objectifs :

         - étudier comment la crise des années trente se répercute en France et en Allemagne

         - une démocratie qui surmonte la crise, la France

         - une démocratie qui s’effondre à cause de la crise et qui voit s’installer un régime totalitaire, l’Allemagne

 

 

I. LA CRISE EN FRANCE ET EN ALLEMAGNE

 

1. La crise se déclare aux Etats-Unis, 1929

 

         Aux Etats-Unis, une crise boursière éclate le jeudi 24 octobre 1929 : le krach boursier à Wall Street entraîne une crise bancaire, industrielle et sociale très grave.

 

2. La France dans la crise

 

         La crise de 1929 touche plus tardivement la France en 1931 : crise économique (chute de la production industrielle et agricole, chute des prix) et sociale (augmentation du nombre de chômeurs). Mais, elle est moins grave qu’en Allemagne.

         La crise est aussi politique : les gouvernements sont instables (un gouvernement ne reste en moyenne que 4 mois entre juillet 1929 et juin 1936). Les scandales politiques et financiers (ex : affaire Stavisky), mécontentent les Français. Les ligues d’extrême-droite (Action française, Jeunesses patriotes, Croix de Feu...) gagnent du terrain et remettent en cause la République et la démocratie et haïssent les communistes, les juifs et les étrangers. Le 6 février 1934, les ligues manifestent à Paris devant la Chambre des députés. C’est l’émeute avec de nombreux morts et blessés parmi les manifestants mais aussi les policiers.

         La gauche voit dans le 6 février une tentative de coup d’Etat fasciste. Les socialistes et les communistes manifestent le 12 février. Divisés depuis 1920, ils signent entre eux un accord de Front populaire en juillet 1934, et sont rejoints en 1935 par les radicaux. Le programme de cette alliance est “le pain, la paix, la liberté.”

 

3.  En Allemagne, la crise profite à Hitler

 

         L’Allemagne connaît pour la première fois de son histoire la démocratie : la République de Weimar à partir de 1919.

         Humiliés par le traité de Versailles, les Allemands l'appellent le Diktat. Elle connaît une grave crise économique (1918-1923), mais aussi l’occupation de la Ruhr par les Français en 1923. Certains Allemands accusent la République d’être responsables de leurs malheurs.

         Hitler prend la direction d’un petit parti d’extrême-droite en 1920, le NSDAP (parti national socialiste), organise des troupes paramilitaires, les SA (sections d’assaut, “chemises brunes”). Son coup d’Etat à Munich en 1923 échoue et il passe 9 mois en prison pendant lesquels il rédige Mein Kampf (“Mon combat”), où se trouve défini le programme nazi. Mais, il change de tactique et cherche à arriver au pouvoir en utilisant les faiblesses de la démocratie (élections).

         La crise économique américaine se répercute aussitôt, dès 1929, en Allemagne (les Américains retirent leurs capitaux en Allemagne). 6 millions de chômeurs en 1932. Le parti nazi profite du mécontentement pour gagner du terrain. Ainsi, aux élections de 1932, il devient le premier parti au Reichstag (assemblée). Après avoir refusé une première fois le poste de chancelier, Hitler est nommé chancelier par le président Hindenburg le 30 janvier 1933 : il arrive donc légalement au pouvoir.

 

II.  LA SOLUTION FRANCAISE : LE FRONT POPULAIRE

 

         Comment le Front populaire réagit-il face à la crise des années 30 ?

 

1. Le Front populaire arrive au pouvoir en 1936

 

         Le Front populaire remporte les élections de 1936. Les socialistes (SFIO : devient premier parti de France) et les communistes progressent fortement, tandis que les radicaux et surtout la droite reculent. Léon Blum, chef du parti socialiste, devient chef du gouvernement, avec des ministres socialistes et radicaux, mais sans les communistes (qui le soutiennent quand même).

         Les ouvriers déclenchent une grève générale : 2 millions de grévistes occupent les usines dans la fête.

 

2. La politique de réforme du Front populaire

 

         Blum oblige les patrons et les syndicats à négocier. Ils signent les accords Matignon du 7 juin 1936 : les salaires sont augmentés et les syndicats sont reconnus par les patrons (droit d’avoir des délégués du personnel et des conventions collectives).

         Pour lutter contre la crise, Blum :

         - réduit la semaine de travail à 40 heures et établit les congés payés (un grand nombre de Français partent pour la première fois en vacances)

         - crée l’Office du blé (avec un revenu minimum aux agriculteurs), nationalise l’industrie aéronautique, crée la SNCF et réforme la banque de France.

 

3. La fin du Front populaire

 

         Blum démissionne en juin 1937. Le Front populaire échoue :

         - à cause de l’opposition de la droite, des milieux d’affaire et du patronat

         - à cause de la mésentente entre les radicaux et les communistes

         - car il ne réussit pas à résoudre la crise économique (en si peu de temps).

         Mais, le Front populaire :

         - redonne de la dignité à de nombreux Français traditionnellement oubliés du pouvoir (ouvriers, employés...)

         - les socialistes jouent le jeu de la démocratie politique

         - lutte contre l’extrême-droite et le fascisme (interdiction des ligues)

         - relance l’industrie d’armement face au danger d'Hitler.

 

Conclusion :

 

         Le gouvernement Daladier (ministres radicaux et de droite) annule les 40 heures et signe avec Hitler le désastreux traité de Munich (septembre 1938). Beaucoup de Français croient que la guerre est évitée.

 

         Léon BLUM

 

         Conseiller d’Etat. Un des principaux chefs de la S.F.I.O. (parti socialiste). Pendant le congrès de Tours en 1920, il refuse d’adhérer à la IIIe Internationale communiste. Président du Conseil du gouvernement de Front populaire en 1936-1937. Pendant la guerre, il est arrêté par le gouvernement de Vichy et déporté en Allemagne en 1943.

 

III. UNE DEMOCRATIE QUI SOMBRE DANS LE TOTALITARISME : L’ALLEMAGNE

 

1. L’installation de la dictature hitlérienne

 

         Au pouvoir, Hitler installe rapidement la dictature, en mettant fin de facto à la république :

    - il dissout le Reichstag, le fait ensuite incendier, en accusant faussement les communistes (ce qui permet de les éliminer facilement) avant de se faire accorder les pleins pouvoirs par le Reichstag.

- il se donne les pleins pouvoirs, puis fait incendier le Reichstag (député) en accusant faussement les communistes, ce qui lui permet de les éliminer interdiction de tous les partis, sauf du parti nazi (parti unique)

- interdiction des syndicats, remplacé par le Front du travail uni (obligatoire)

- mise en place d’une police politique très brutale, Gestapo, dirigée par Goering

- épuration de l’administration, d’où sont chassés les communistes, les juifs et les anti-nazis

- création de camps de concentration (1er : Dachau) : 1 millions d’Allemands y sont envoyés de 1933 à 1939.

- dictature personnelle et culte de la personnalité : en plus des pleins, pouvoirs, il élimine Röhm et les SA (« nuit des longs couteaux »), puis supprime la fonction présidentielle à la mort de Hindenburg. Il prend alors le titre de Reichsführer (« guide du Reich »). Se développe un culte du chef, avec salut nazi obligatoire (Heil Hitler !) et obéissance aveugle au Führer. La république est définitivement morte, remplacée (1934) alors par le IIIe Reich (IIIe Empire allemand).

 

2. Un contrôle totalitaire sur la société

 

         C’est un régime totalitaire car l’Etat nazi cherche à contrôler entièrement la société et les individus :

         - abolition des libertés fondamentales. L’individu ne compte pas rapport à l’Etat. Le régime a pour devise : ein Volk, ein Reich, ein Führer (“un peuple, un Etat ou un empire, un chef”). Les emblèmes du nazisme sont la croix gammée, l’aigle impérial et le port de la chemise brune.

         - conditionnement des esprits :

                   - la jeunesse est éduquée (embrigadée) de façon militaire dans les jeunesses hitlériennes (Hilterjugend).

                   - les enseignants, désormais tous nazis, sont formatés dans les Adolf Hitler Schulen : Ecoles d’Adolphe Hitler) et les manuels scolaires font de la propagande en faveur du nazisme.

                   - des associations nazies militarisées encadrent les adultes.

                   - Goebbels, ministre de la propagande, fanatise les esprits, impose une vérité officielle, organise de grandes parades à Berlin et à Nuremberg et manipule l’information (en utilisant tous les moyens modernes : presse, radio, cinéma).

 

3. Un Etat raciste et antisémite

 

         La spécificité du nazisme est de faire du racisme une politique d’Etat :

     1) « épuration » de l’Allemagne en éliminant les communistes, les juifs et les handicapés mentaux (ils vont être stérilisés : eugénisme).

     2) promotion de l’inégalité des « races » : la « race » « aryenne » (« blonds aux yeux bleus »), dirigée par les Allemands, dite “race supérieure” doit gouverner le monde (avec le prototype d’un homme nouveau, « surhomme », Übermensh) et les « races inférieures » (Untermenshen, avec au plus bas de l'échelle : les noirs et les juifs).

      3) l’antisémitisme vise en particulier les juifs :

      - dès 1933, les magasins tenus par des juifs ou supposés tels sont boycottés

      - les lois de Nuremberg en 1935 les excluent de tous les métiers importants (commerce, banques, justice, médecine, administration, armée…), leur retire la nationalité allemande, les oblige à porter l’étoile jaune, leur interdit d’avoir des rapports sexuels et d’épouser des “Allemands”...

      - lors de la “nuit de cristal” (8 novembre 1938), les juifs sont arrêtés et déportés dans les camps de concentration.

 

4. La marche à la guerre

 

         Le nazisme repose également sur :

         - le pangermanisme : nationalisme qui veut rassembler dans une Grande Allemagne tous ceux qui parlent allemand (Autrichiens, Sudètes...).
           -  l'idéologie de l' "espace vital" (Lebensraum) qui se traduit par la colonisation de l'Est de l'Europe, aux dépens des Slaves notamment.

         Hitler est d'abord animé par une volonté de revanche : il annule le traité de Versailles, réarme l’Allemagne, rend le service militaire obligatoire (1935), remilitarise la Rhénanie (1936).

         L’Etat dirige l'économie et prépare la guerre à partir de 1936. Les grands travaux (autoroutes, défrichements, aérodromes…) et la production d’armement font disparaître le chômage en 1939.

         Il mène une politique étrangère agressive :

-         soutien au général Franco contre les républicains pendant la guerre d’Espagne.

-         alliance avec l’Italie fasciste de Mussolini (”Axe” Rome-Berlin en 1936, renforcé en 1939 par le Pacte d’Acier).

-         signe un pacte anti-komintern (contre l’URSS) avec le Japon, puis l'Italie.

     Il mène ensuite une politique de conquête :

-         en mars 1938, il annexe militairement l’Autriche (Anschluss).

-         il veut annexer les Sudètes (population de langue allemande vivant en Tchécoslovaquie) et signe le traité de Munich en septembre 1938 avec la France et l'Angleterre, qui lui permet d’occuper la Tchécoslovaquie en mars 1939.

En août 1939, l’Allemagne et l’URSS signent un pacte de non-agression.

         Hitler attaque la Pologne le 1er septembre 1939. L’Angleterre puis la France lui déclarent la guerre. C’est le début de la Deuxième Guerre Mondiale.

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Le monde grec - histoire - 6e

14 Décembre 2009, 11:56am

Publié par histege

 

LE MONDE GREC ANCIEN

 

Chap. 2 p. 30-47

 

I. UN MONDE DE CITES 

 

1° Un milieu méditerranéen, entre mer et montagne

Le monde grec a un relief morcelé, où se mêlent la terre et la mer :

- les plaines sont étroites et les montagnes dominent. La Grèce appartient en grande partie au massif des Balkans.

- les îles, les presqu’îles et la mer (en grec Thalassa, Θάλασσα) dominent partout ailleurs.

Le relief compartimenté et le littoral (côte) découpé favorisent l'isolement des hommes en de petites communautés.

 

Le climat est méditerranéen avec des températures faciles à vivre, une couverture végétale de forêt basse et de maquis. Les sols sont généralement assez pauvres et la sécheresse (le manque d'eau) limitent l'agriculture, qui est essentiellement vivrière. Les arbres rois sont le chêne et, cette fois cultivé, l'olivier. 

Le monde grec appartient au milieu méditerranéen, avec des caractères montagnard et maritime affirmés.

 

2. L’hellénisation du pays

Le peuplement du pays est ancien. Un nouveau peuplement le bouleverse : deux peuples l’envahissent et lui donnent son nom, Hellas (en grec Ἑλλάς ; nom moderne : Grèce) et son caractère. Ce sont donc des Hellènes (Grecs) :

- vers 2000 avant J-C : les Achéens

- vers 1200 avant J-C : les Doriens.

Sous les Achéens, plusieurs royaumes se forment. Les civilisations minoenne, en Crète, puis mycénienne, à Mycènes, dominent.

hellénisation : adopter la langue, le mode de vie et la culture des Grecs.

 

3. Une organisation politique commune : la cité

      À partir de 800 avant J-C, une nouvelle organisation politique apparaît : la cité ou polis (en grec, poleis) : État de petit taille. Il y en a près de 1 200, par exemple : Mycènes, Argos, Corinthe, Sparte, Thèbes, Athènes, Milet…

 

      Pour plusieurs raisons (dont l’insuffisance des ressources), une partie des Grecs émigrent dans d’autres régions : c’est la colonisation, au VIe siècle, autour de la Méditerranée et de la mer Noire.

   Monde grec antique - carte en allemand.jpg

 

 carte du monde grec antique (en allemand)

source : http://de.academic.ru/pictures/dewiki/65/AntikeGriechen1.jpg

 

Une cité-colonie : Massalia (Marseille) 

 

Pour lire les principaux récits qui exposent la fondation de Marseille : Récits de la fondation de Massalia - Marseille - une cité grecque - 6e

 

 

 

Marseille - maquette - complétée 8 bit

Massalia : maquette de la Marseille grecque,

réalisée d'après les fouilles de 1967, exposée au Musée d'histoire de Marseille 

 

L'exemple de Massalia (Marseille), dossier p. 32-33.

1.       Massalia est fondée en Gaule du Sud, à l’embouchure du Rhône, par des Grecs originaires de la cité de Phocée.

2.       Les Grecs ont obtenu un territoire, car la fille du roi gaulois des Ségobriges a choisi un des deux chefs grecs, Protis, comme fiancé.

3.       Les Gaulois de la région s’opposent à l’installation des Grecs et jalousent leur prospérité (ville…).

4.       Massalia a toutes les caractéristiques d’une cité grecque : temples (d’Apollon et d’Artémis), agora, théâtre, remparts avec une porte d’entrée principale, le port du Lacydon.

5.       Toute cité grecque a une divinité poliade, c’est-à-dire protectrice de la cité. Pour Massalia, c’est la déesse Artémis (voir monnaie et temple).

6.       L’activité principale est le commerce comme le prouvent l’épave du navire et le port du Lacydon.

7.       Les Grecs auraient apporté aux Gaulois :

o       la culture de la vigne et de l’olivier

o       constructions urbaines (ville et remparts)

o       une vie « plus raffinée » selon les Grecs.

 

     Hérodote (géographe et historien originaire d'Halicarnasse, une cité grecque d'Asie Mineure) raconte que des Phocéens ont émigré, avec leurs familles, leurs biens et les statues des dieux. Ils ont juré de ne jamais revenir dans leur cité-métropole (« mère »), Phocée, en Asie Mineure. Justin (historien romain plus tardif) raconte, à son tour, qu’ils arrivent dans le delta du Rhône. Le roi gaulois du pays passe une alliance avec eux (il donne sa fille en mariage à un des deux chefs de l’expédition) et leur accorde un territoire. Les Phocéens y créent une cité-colonie vers 600 avant J.C. du nom de Massalia (Marseille). Celle-ci a les fonctions et les caractères de la cité grecque : littoral avec un port, une ville et une campagne entourée de fortifications. La ville compte plusieurs temples, une agora (place centrale) et un théâtre.

 

II. UNE CULTURE COMMUNE

 

Divisés politiquement en cités, les Grecs ont cependant une culture commune : langue, religion, coutumes. Ils ont un vif sentiment de leur appartenance commune, notamment par rapport aux barbares (barbaroi : non-grecs). 

 

L’Iliade et l’Odyssée

 

Homère est un poète (aède) grec, souvent représenté comme aveugle et âgé. On connaît peu de choses sur sa vie. On le considère comme l’auteur principal (avec d’autres) de deux longs poèmes épiques de plusieurs milliers de vers, mis par écrit vers 750 avant J.-C. :

- l’Iliade : 24 chants qui racontent la guerre de Troie qui oppose les Grecs (Achéens) aux Troyens (ville de Troie ou Ilion en Asie Mineure) et qui dure 10 ans. Elle se termine par l’épisode du cheval de Troie, sur une idée d’Ulysse. La ville est anéantie, la population massacrée ou réduite en esclavage. Quelques uns seulement s’échappent, dont Enée (qui sera à l’origine des Etrusques et des Romains).

   

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- l’Odyssée : 24 chants qui racontent les aventures d’Ulysse à la suite de la guerre de Troie : voyage de retour qui dure 10 ans. Par la ruse (l’intelligence), il triomphe de tous les dangers. C’est lui, inspiré par Athéna, qui met au point la ruse du cheval de bois, qui entraînera la prise de Troie. Ulysse incarne l’idéal de l’homme grec.

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Dans ces chants, interviennent les rois et leurs peuples, ainsi que les dieux. Parmi les rois-héros : Agamemnon, chef de l’expédition, Achille surtout, Ajax, Ménélas, Ulysse pour les Grecs, Hector surtout, Pâris et Priam pour les Troyens. Parmi les dieux, Héra, Héphaïstos, Poséidon et Athéna soutiennent les Grecs, Apollon, Arès et Aphrodite viennent en aide aux Troyens. Zeus cherche à rester neutre, inquiet surtout de conserver son trône. Ces chants forment la base de l’éducation de l’homme grec.

 

 


 

 

 

 

 

 

 

Heureux qui comme Ulysse...

Heureux qui, comme Ulysse, a fait un beau voyage,
Ou comme cestuy-là qui conquit la toison,
Et puis est retourné, plein d'usage et raison,
Vivre entre ses parents le reste de son âge !

Quand reverrai-je, hélas ! de mon petit village
Fumer la cheminée, et en quelle saison
Reverrai-je le clos de ma pauvre maison,
Qui m'est une province et beaucoup davantage ?

Plus me plaît le séjour qu'ont bâti mes aïeux,
Que des palais Romains le front audacieux
Plus que le marbre dur me plaît l'ardoise fine,

Plus mon Loir gaulois que le Tibre Latin
Plus mon petit Liré que le mont Palatin,
Et plus que l'air marin la douceur Angevine.

 

Joachim Du Bellay(1522-1560)

 

Heureux qui comme Ulysse...

Heureux qui, comme Ulysse, a fait un beau voyage,
Ou comme cestuy-là qui conquit la toison, Et puis est retourné, plein d'usage et raison,
Vivre entre ses parents le reste de son âge !

Quand reverrai-je, hélas, de mon petit village,
Fumer la cheminée et en quelle saison

Mais quand reverrai-je, de mon petit village, fumer la cheminée et en quelle saison,
Mais quand reverrai-je ?

Reverrai-je le clos de ma pauvre maison
Qui m'est une province, et beaucoup davantage ?
Plus me plaît le séjour qu'ont bâti mes aïeux,
Que des palais Romains le front audacieux,
Plus que le marbre dur me plaît l'ardoise fine,

Plus mon Loir Gaulois, que le Tibre latin,
Plus mon petit Liré, que le mont Palatin, Et plus que l'air marin la douceur angevine.

Mais quand reverrai-je, de mon petit village, fumer la cheminée et en quelle saison,
Mais quand reverrai-je ?

J'ai traversé les mers à la force de mes bras,
Seul contre les Dieux, perdu dans les marais
Retranché dans une cale, et mes vieux tympans percés,
Pour ne plus jamais entendre les sirènes et leurs voix.

Nos vies sont une guerre où il ne tient qu'à nous
De nous soucier de nos sorts, de trouver le bon choix,
De nous méfier de nos pas, et de toute cette eau qui dort,
Qui pollue nos chemins, soit disant pavés d'or.

Mais quand reverrai-je, de mon petit village, fumer la cheminée et en quelle saison, mais quand reverrai-je ?

Mais quand reverrai-je ?
Mais quand reverrai-je ?
Mais quand reverrai-je ?
Mais quand reverrai-je ?

 

Ridan

 


 

La religion

 

      Les Grecs sont polythéistes. Les dieux et déesses forment une famille, unpanthéon(terme grec) et habitent sur le mont Olympe. Lesmythesracontent l’histoire des dieux (mais aussi des héros). Les dieux sont immortels et très puissants mais, comme les hommes, ils ont des sentiments, des qualités et des défauts. Ex : Héra est jalouse, Zeus est infidèle, Héphaïstos est laid et boiteux…

Les hommes cherchent à savoir ce que veulent les dieux. Comment ? Ils posent des questions aux dieux qui leur répondent par desoracles(paroles plus ou moins énigmatiques). À Delphes, Apollon répond par la bouche de sa prêtresse,LaPythie.

      Les familles et les cités honorent les dieux par des prières, des sacrifices, des processions (défilés religieux) et des fêtes. Ils leur construisent des temples.

 

Les Grecs croient également à l'existence dehéros, entre les hommes et les dieux:

   - soit,demi-dieu : enfant né d’une divinité et d’un homme(mortel).Ex : Héraklès, auteur des douze travaux, le héros le plus populaire chez les Grecs.

   - soit,un homme auteur d'exploits, ex : fonder une cité ou la protéger comme Thésée qui sauve les Athéniens en les débarrassant du Minotaure ; Œdipe, qui sauve les Thébains en les débarrassant du Sphinx.

 

Les Grecs se rassemblent particulièrement lors de fêtespanhelléniquesqui se tiennent dans dessanctuaires, lieux sacrés consacrés aux dieux. Les plus courues sont les jeux olympiques, les jeux delphiques, consacrés à Apollon, désormais le dieu le plus vénéré et les Panathénées, dédiées à la déesse Athéna.

 

 

LES PRINCIPAUX CONCOURS PANHELLENIQUES

en grec

en français (adjectif)

lieu

Olympia

olympiens

Olympie

Pythia

pythiques

Delphes

Isthmia

isthmiques

Corinthe

Néméa

néméens

Némée

 

 

 

ÀOlympie, les fêtes religieuses sont consacrées à Zeus, le roi des dieux et à sa femme, Héra, ainsi qu’au héros Pélops, réputé le fondateur de ces fêtes en776. Elles ont lieu tous les quatre ans et réunissent des athlètes venus de tout le monde grec : cela rappelle leur unité ; les guerres devant cesser pendant la durée des fêtes.

Il y a d’abord des processions et des sacrifices aux dieux, puis des concours sportifs. Le but est de tenter d’égaler les dieux. Les athlètes se mesurent à la lutte, au pugilat (combat aux poings), à la course, à la course de chars (la plus prisée), aux lancers de disque et de javelot etc. Le pentathlon réunit cinq épreuves. Les sportifs concourent nus, pour la gloire des dieux et de leur cité. Les vainqueurs reçoivent une couronne de laurier (olivier).


 

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L'égalité devant la loi - 5e - 2010

3 Décembre 2009, 13:22pm

Publié par histege

L’ÉGALITÉ DEVANT LA LOI

 

I.                  L’EGALITE EST GARANTIE PAR LA LOI

 

Texte 1 : Déclaration des droits de l'Homme et du citoyen, 26 août 1789

 

«Article 1. Les hommes naissent et demeurent libres et égaux en droit. Les distinctions sociales ne peuvent être fondées que sur l’utilité commune.

(…)

Article 6. La loi est l’expression de la volonté générale. Tous les citoyens ont le droit de concourir personnellement, ou par leurs représentants, à sa formation. Elle doit être la même pour tous, soit qu’elle protège, soit qu’elle punisse. Tous les citoyens étant égaux à ses yeux, sont également admissibles à toutes les dignités, places et emplois publics, selon leur capacité, et sans autre distinction que celle de leurs vertus et de leurs talents. »

 

Que dit le texte 1 en matière d’égalité ?

 

En 1789, les révolutionnaires français rédigent et votent le texte de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen, qui proclame l’égalité des droits entre les citoyens et entre les hommes. La date de naissance de l’égalité des droits en France remonte à la nuit du 4 août 1789, confirmée le 26 août par la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen du 26 août.

Avant 1789, l’inégalité des droits entre les hommes est considérée comme normale et même comme voulue par dieu. Les Français sont divisés en trois groupes : les nobles et le clergé (catholique) ont des droits, mais le Tiers-État (peuple) n’a que des devoirs.

Désormais, à partir de 1789 : « Les hommes naissent et demeurent libres et égaux en droit ». Les hommes ont les mêmes droits et la loi est la même pour tous.

Rq : on ne peut faire de distinction que par rapport aux compétences (talent) et à l’honnêteté (vertu).

 

Texte 2. Constitution française de la Ve République

 

«Article 1. La France est une République indivisible, laïque, démocratique et sociale. Elle assure l’égalité devant la loi de tous les citoyens sans distinction d’origine, de race ou de religion. Elle respecte toutes les croyances.

            La devise de la République est "Liberté, Égalité, Fraternité"

 

Que dit le texte 2 en matière d’égalité ?

 

         C’est un extrait de la Constitution (loi générale qui définit la forme du gouvernement (pouvoir) et les droits et les devoirs du citoyen), adoptée par les Français en 1958. La république française (État), à travers sa plus grande loi, assure l’égalité devant la loi de tous les citoyens : elle doit tout faire pour garantir l’égalité des droits.

Rq : Tout le monde doit être traité à égalité sans tenir compte de l’origine, du type physique ou de la religion.

 

égalité devant la loi = égalité des droits = égalité juridique = égalité civile (droits civils) + égalité politique (droits politiques).

 

ÉGALITÉ JURIDIQUE

CITOYENS

ÉTRANGERS

égalité

civile

devant la justice

+

+

devant l’impôt

+

+

services publics (sécurité sociale, enseignement…)

+

+

d’être fonctionnaire

(travailler pour l’État)

+

-

journées d’appel à la défense

+

-

égalité

politique

droit de vote

+

-

droit d’être candidat aux élections

+

-

droit de participer au gouvernement

+

-

 

La constitution classe les habitants de la France en deux catégories :

-                     les citoyens (de nationalité française) qui sont les plus nombreux : ont la totalité des droits, mais aussi des devoirs

-                     les étrangers, qui forment une catégorie inférieure : ils sont exclus de certains droits et devoirs.

Rq : en principe, tous les hommes, quels qu’ils soient, bénéficient des droits de l’homme. Les étrangers « clandestins » n’ont aucun droit (sauf les droits de l’homme quand ils sont respectés par l’État concerné).

 

II.                  LA DIFFICILE CONQUÊTE DE L’EGALITE DES DROITS

 

 

Diaporama sur le sujet.

 

 

LA CONQUÊTE DE L’ÉGALITÉ

Avant 1789

pas d’égalité entre les Français (nobles ; religieux ; paysans et bourgeois)

1789

les hommes naissent égaux en droit

1848

- droit de vote des hommes (suffrage universel masculin)

- la France supprime l’esclavage

1882

école pour tous (gratuite, obligatoire, laïque)

1914

impôt progressif sur le revenu

1936

congés payés pour tous

1944

droit de vote des femmes

1946

sécurité sociale pour tous : droit à la santé, au travail, à l’instruction, à la formation professionnelle et à la culture

1965

la femme peut travailler sans l’accord de son mari

1970

la femme et le mari dirigent la famille à égalité

1972

loi contre le racisme

2000

loi sur la parité

 

Bilan

 

Ont été longtemps exclus de l’égalité des droits :
- les esclaves
- les femmes
- le peuple
- les domestiques
- les croyants des religions minoritaires

Sont toujours exclus de la totalité des droits devant la loi :
- les enfants
(critère de l’âge)
- les étrangers (critère de la citoyenneté).

 

Débat sur ces deux derniers points.


III.               
LA LUTTE CONTRE LES INEGALITES

 

(Le III est un supplément au cours et ne fera pas l'objet d'une évaluation)

 

L’État cherche à atténuer les inégalités par la loi et les aides sociales. Mais, cela se fait en marge, sans la volonté de les faire disparaître totalement.

     Pour cela, il pratique dans de nombreux domaines la discrimination positive : droit provisoire accordé à une catégorie de personnes dans le but de donner une réalité à l’égalité des droits et d’atténuer les inégalités réelles.

Exemple : bourse pour les élèves de familles financièrement défavorisées. Voici d’autres exemples :

 

L’impôt sur le revenu

 

1.

         - Les 2 familles gagnent chacune 1923 euros par mois : 1423 (A) – 110 (B) = 1313

         La famille A verse à l’État 1313 euros de plus que la famille B.

 

2. La différence s’explique par le nombre de personnes à charge dans le foyer fiscal. A salaire égal, les familles nombreuses paient moins d’impôts que les familles réduites.

 

3. L’impôt sur le revenu est progressif (depuis 1914) car il dépend :

         - du nombre de personnes dans la famille

         - du salaire : plus le salaire est élevé, plus on paie d’impôt.

 

Rq :

- l’impôt est obligatoire pour tout le monde, mais l’Etat permet aux familles disposant de faibles ressources financières de ne pas le payer.

         - le caractère progressif est désormais limité pour la tranche supérieure (à 50 % du revenu maximum), par une loi Sarkozy.

 

L’égalité devant la justice

 

1. Il y a des conditions pour avoir droit à l’aide juridictionnelle de l’Etat :

-         être français, être membre d’un des 27 Etats de l’Union européenne, être étranger vivant régulièrement en France

-         gagner moins de 675 euros par mois.

 

2. L’aide juridictionnelle totale permet de payer les frais de justice, d’avoir un avocat…

 

Le but est de corriger les inégalités entre les riches et les pauvres lors des procès.

 

Corriger les inégalités face à l’école

 

1. Les ZEP (zones d’éducation prioritaire), puis les REP (Réseau d’éducation prioritaire) ont été créées par l’Etat pour lutter contre l’échec scolaire qui touche surtout les familles défavorisées économiquement (pauvreté) et culturellement (niveau d’instruction).

 

2. L’Etat accorde plus de moyens : en argent, en matériel, en encadrement (des professeurs avec moins d’élèves par classe)…

 

3. Le collège est flambant neuf : il a coûté des millions d’euros à l’Etat.

 

Lecture : ZEP et REP 

« Les zones où les conditions sociales sont de nature à constituer un risque pour la réussite scolaire des enfants étaient dites d’éducation prioritaire. En 1999 un plan de relance des Zones d’Education Prioritaire a abouti à une restructuration sous la forme des Réseaux d’Education Prioritaire ; il n’y a donc plus de ZEP au sens de "zone", mais des établissements relevant de ZEP travaillant en réseau REP .

Objectifs : Rétablir l’égalité des chances entre les élèves, tel était l’objectif des Zones d’éducation prioritaire (ZEP) créées en 1982. Pour atteindre pleinement cet objectif, après deux plans de relances des ZEP en 1984 et 1990, une nouvelle réforme est entrée en application au 1er janvier 1999, autour des axes suivants :

Révision de la carte des ZEP :

  • création du Réseau d’Éducation Prioritaire dont l’objectif est la mise en commun de ressources afin d’éviter le cloisonnement de certaines ZEP et/ou l’isolement de certaines écoles et établissements ;
  • signature de "contrats de réussite" entre les équipes pédagogiques et les autorités académiques ;
  • scolarisation des enfants de 2 ans et renforcement des liens école-parents ; reconnaissance et mise en valeur des expériences réussies ;
  • formation de pôles d’excellence (sections sportives, classes musicales, ateliers de pratique artistique), en partenariat avec des institutions culturelles, des universités, des grandes écoles ou des centres de recherche.

Les REP doivent devenir des lieux d’initiatives et d’innovations pédagogiques au service de la réussite des élèves qui en ont le plus besoin. »

Source : http://carep.ac-rouen.fr/article.php3?id_article=5

 

IV. LES INEGALITES SONT TOUJOURS LÀ…

 

Cette partie n’est pas officiellement au programme et… pour cause ! Cependant, elle se trouve contenue par définition dans le concept de République sociale, définie par la constitution de 1946 et repris par celle de 1958.

 

         Étude à partir du site inegalite.fr : je recherche (sous Google par exemple) « observatoire des inégalités » ou « inegalite.fr » pour compléter la fiche.

 

Les inégalités de revenus

Les revenus des plus riches et des plus pauvres s’écartent ces dix dernières années : les premiers ont gagné 4900 euros de plus et les seconds 1360

Quel revenu mensuel reste-t-il (avant impôts et prestations sociales) aux ménages (familles vivant en foyer) :

-         chefs d’entreprises et professions libérales : 6000 euros

-         cadres : 4000 euros

-         couches moyennes : 2000 à 2500 euros.

-         catégories populaires (employés, ouvriers peu qualifiés, de nombreux retraités) : 1450

En dessous de quel montant par mois est-on officiellement considéré comme pauvre en France ? 750 ou 900 euros.

Combien y a-t-il de pauvres en France ? entre 4 et 8 millions sur 63 millions d’habitants.

Combien d’années de smic ont-ils gagné ?

- le footballeur Thierry Henry (2008) 1475 et l’humoriste Dany Boon 2767

- les dirigeants de sociétés anonymes (patrons) en 1998 : 62 000 et 2006 : 79 000

 

Les inégalités de salaires

         Quel est le salaire mensuel net d’un cadre supérieur 4800 euros et d’un ouvrier 1460 ?

 

L’inégalité de patrimoine (fortune)

         Elle est plus forte que celle des revenus :

-         5 % des plus fortunés possèdent 1/3 de la richesse de la France

-         10 % des plus fortunés possèdent près de la moitié de la richesse de la France

-         50 % des moins fortunés possèdent 7 % de la richesse

Quel est le patrimoine d’un cadre ? 200 000 euros et d’un ouvrier non qualifié ? 10 000 euros

Quels sont les deux patrons qui possèdent chacun un patrimoine de plus de 900 000 années de smic en 2009 ? Gérard Mulliez et Bernard Arnaud

 

Les inégalités face à la culture et aux loisirs

Près de la moitié des cadres supérieurs vont au théâtre au moins une fois par an contre seulement 10 % des ouvriers. Le niveau de vie et le diplôme conditionne toujours les pratiques culturelles.

La moitié des ouvriers ne partent pas en vacances chaque année, mais seulement 90 % des cadres.

 

Les inégalités devant l’école

         Quel est le score sur 100 atteint en français et en mathématiques par les enfants entrant en 6e de parents :

-         tous deux français : 68,3 et 65.8

-         tous deux étrangers : 58.6 et 54.9

Les enfants d’étrangers ou d’immigrés réussissent moins bien que les autres à cause de leurs origines sociales et non par de leur origine étrangère.

 

Les inégalités scolaires liées aux inégalités sociales s’aggravent au fur et à mesure que l’on avance dans les études. En classe préparatoire aux grandes écoles (2002), il y a 55 % d’élèves de familles de cadres supérieurs et de professions libérales et très peu d’ouvriers, employés, agriculteurs, commerçants ou artisans.

 

Il y a beaucoup d’autres inégalités en France (entre hommes et femmes, entre français et étrangers….) et dans le monde (un milliard d’habitants sur 6 souffre de problèmes alimentaires graves). Malgré l’égalité des droits, les inégalités sociales, économiques et culturelles restent très fortes. Je feuillette et lit le reste du site (chez moi ou au CDI).

 

… PLUS FORTES QUE JAMAIS

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