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HISTOIRE GEOGRAPHIE CITOYENNETE

Du côté de la télé - Semaine du 30 mai au 5 juin 2009

31 Mai 2009, 11:24am

Publié par histege

Du côté de la télé - Histoire, géographie, citoyenneté

Semaine du 30 mai au 5 juin 2009

 

 

  • Réviser le bac ou le brevet en regardant la télé (mais sans abus), c'est possible : ce week- end la chaîne Planète diffuse 26 documentaires sur tout le programme de terminale dans une série Spécial Bachotage. Le programme de terminale correspond en grande partie au programme de 3e, de manière plus approfondie.
    Le détail des sujets est sur le site de planète : http://www.planete.tm.fr/planete_bac/accueil.html
    Et de nombreuses bandes annonces sont disponibles sur un site de Canal Satellite créé pour l'occasion : http://canalsat.fr/mini-site/pid663-ms-planete.html 


     

Dimanche  31 mai 2009, Arte, 22 h 55, documentaire Eliot Ness contre Al Capone de Patrick Jeudy

               

                Au temps de la prohibition, dans l’Amérique puritaine des années 1920 et 1930, à Chicago, récit de la lutte entre police et crime organisé, la mafia, importée d’Italie, à travers deux personnages emblématiques, Eliot Ness et Al Capone. Toute une mythologie, hollywoodienne en particulier, a enveloppé ces deux personnages. La légende dorée du premier et la légende noire du second cachent pourtant des existences réelles qui ne sont pas aussi extraordinaires.

                Le documentaire est précédé d’un très bon film policier à 20 h 49 : L’arnaque, de George Roy Hill (1973), avec deux acteurs remarquables : Paul Newman et Robert Redford.

 

                Les États-Unis de 1919 à 1940 ne sont plus au programme d’histoire de 3e. Programme d’histoire de lycée : 1re.

 

  

Lundi 1er juin 2009, France 2, 22 h 20, magazine Un œil sur la planète – Italie, la grande débrouille

 

                En Italie, le chef réel du pouvoir exécutif est le président du conseil. C’est actuellement Silvio Berlusconi, depuis 2008 et pour la troisième fois. À quoi doit-on cet « amour » entre le cavaliere et la majorité des Italiens ? Un mélange de libéralisme, d’autoritarisme, de résurgence fascisante, de populisme, de « peoplism »… une main basse sur les principaux médias ? Un type particulier de chef d’entreprise ou de financier – bien plus que la star du football, du cinéma, de la chanson… semble être la réalisation rêvée de l’être humain aujourd’hui. Une telle figure a pris la place d’autres plus anciennes… l’instituteur, le savant, l’ingénieur, le bourgeois pour la période récente et pour les temps plus anciens du noble (dont le prince), du prêtre et du saint. En tout cas, le succès de Berlusconi doit être recherché dans la convergence d’un homme (quelles que soient ses qualités et ses travers) et la demande sociale. Cette dernière seule permet au premier d’arriver au pouvoir. Le premier sait traduire ou susciter tout ou partie de la demande sociale. L’explication par le « grand homme » talentueux ou génial ne tient pas, sauf pour les adorateurs des cultes de la personnalité.

                Le découplage entre l’Italie du Nord, « moderne », industrielle et libérale, ouverte sur le monde et l’Italie du Sud, marginalisée depuis la fin du XIXème siècle, s’aggrave. Antonio Gramsci en avait déjà fait une analyse éclairante dans les années 1920. La crise financière actuelle ne fait que renforcer – avec ses conséquences multiformes – les sentiments (égoïstes) autonomistes de La Ligue du Nord et la xénophobie dans toute l’Italie. Cette dernière, terre d’émigration pendant un siècle et demi, est devenue depuis quelques années une terre d’immigration. Les sentiments s’inversent avec le sens des flux.

 

                Programme de géographie : 4e, 1re.

 

 

Mardi 2 juin 2009, Arte, 18 h 15, documentaire Les ambassadeurs de Tanna, de Gavin Searle (1/3)

   

                        Un reality-show en trois épisodes qui suit, pas à pas, 5 Mélanésiens, membres d’une tribu de Vanuatu, en voyage d’exploration, à la rencontre des « indigènes » britanniques de Grande-Bretagne. De l’humour, des situations cocasses, mais aussi des raccourcis instructifs sur le rapport entre en ce qu’on peut appeler, dans ce cas, deux véritables humanités, la culture mélanésienne (animisme… déjà profondément transformée, malgré les apparences) et la culture occidentale (christianisme…). La domination du Royaume-Uni fut un choc, qui se retrouve, par exemple, dans la création de croyances syncrétiques : un messie devra réunir l’île de Tanna et les Îles britanniques, séparées depuis des millénaires. Les candidats pour incarner ce messie œcuménique sont nombreux : certains y voient tout simplement l’héritier des Windsor, le prince Philip. La décolonisation mentale n’est pas achevée et les espoirs de bonheur par des solutions messianiques courent encore.

  
 

Mardi 2 juin 2009, France 5, 2 h 05, documentaire Un Chinois dans les tranchées de Verdun, d’Henri-Paul Korchia et Emmanuel Pham-Nhu

 

                On le sait, la Grande Guerre, 1914-1918, est en grande partie une guerre mondiale et une guerre totale. Les Britanniques ont mis à contribution leurs colonies. Le documentaire rappelle qu’une abondante main-d’œuvre, près de 150 000 Chinois, est débarquée par les Britanniques sur le sol français pour assurer l’intendance de leur corps expéditionnaire. Ce n’étaient pas des combattants que ces coolies, qui ont eu à travailler trois années durant, dix heures par jour et sept jour sur sept (sans le « repos du seigneur » monothéiste). 20 000 d’entre eux trouvèrent la mort (bombardements, épuisement, froid, exactions, grippe espagnole, déminage…). Et, pourtant, les épithètes racistes prennent corps : les « chinks » ou « chinetoques ». Quelques uns restèrent dans le pays pour y travailler, comme ce fondateur de la famille qui fait le sujet du documentaire… de là date la naissance de la « communauté » chinoise en Europe.


                 Programme d'histoire : Première guerre mondiale et ses conséquences. 

 


Mardi  2 juin 2009, Arte, 22 h 45, magasine Le dessous des cartes : Une union méditerranéenne

 

                Le projet d’Union méditerranéenne relancé par Nicolas Sarkozy – c’est une vieille idée – a du mal à voir le jour. Les Européens ne sont pas unis sur la forme à lui donner. Les États de la rive sud et orientale de la Méditerranéenne, sans omettre la question d’Israël, ne sont pas non plus au diapason. Pourtant ce berceau d’un des foyers majeurs de civilisation est fortement clivé aujourd’hui, notamment par les écarts de richesse entre les États du Nord et ceux du Sud, mais aussi par des différences culturelles (Occident/Orient) et religieuses (chrétienté/islam) plus emblématisées que fécondes. La forte constitution de l’Europe comme bloc et la formation de l’aire musulmane ont fait de la Méditerranée une frontière ou une « marche ». Les marchandises et les capitaux circulent, mais beaucoup moins les hommes, encore moins ceux du Sud vers le Nord. Pas d’union politique, dit-on. Mais, alors une union économique où la Méditerranée est une périphérie de l’Europe et la rive Sud un marché ouvert à la domination du Nord ? Tout cela rend cette union difficile.

              Programme de géographie : 5e (Maghreb, Asie occidentale), 4e (Europe). 

 


Mardi  2 juin 2009, Arte, 23 h 00, documentaires Tiananmen, vingt ans après de T. Weidenbach et S. Ming, puis 23 h 55, L’ennemie publique n° 1

 

Un Thema consacré aux droits de l’homme en Chine. Le sujet est sensible, comme on le sait et pas seulement pour les Tibétains ou les Oïgours, mus par des aspirations indépendantistes. La révolte survenue sur la place Tiananmen en 1989 a été presque une « divine » surprise, notamment hors de Chine. Mais, après un moment d’hésitation, l’appareil d’État militaire, politique et partisan chinois a repris les choses en main et lancé une répression persévérante sur de longues années. Ce n’était pas la voie de réformes choisie par le pouvoir chinois. La Chine, à la fois grand pays et empire, est surdimensionnée. Elle ne se gouverne comme aucun autre État dans le monde. Le pouvoir chinois a la hantise de l’éclatement à la façon de l’URSS et la hantise d'une révolution intérieure. Les militants des droits de l’homme existent en Chine. Courageux, on leur mène la vie dure. La conception des droits de l’homme, telle qu’elle est conçue en Occident, ne correspond pas toujours avec les traditions chinoises, pas totalement en tout cas avec le confucianisme « humaniste ». Les droits de l’homme sont aussi perçus dans le reste du monde comme une arme de guerre de l’Occident. Il n’empêche que les droits des hommes ne se négocient pas.

        Programme de géographie 5e (Asie, Chine) et d'éducation civique 5e (refus des discriminations).

 


Mardi  3 juin 2009, Arte, 20 h 45, magazine Les Mercredis de l’histoire : Destins d’enfants juifs et de leurs sauveurs de Kirsten Esch

 

                Quelques dizaines de milliers d’enfants « juifs » échappèrent en Europe à la machinerie exterminationniste nazie. Des individus et des familles, de cultures, de religions (par exemple des catholiques), d’idéaux très divers se sont enquis de les cacher et de les soustraire aux arrestations, aux déportations et peu le savaient à quel point… à la mort industrielle. Ces actes qui n’obéissent pas au mouvement général ont existé dans tous les conflits et à toutes les périodes de l’histoire. Qu’est-ce qui fait que quelques uns, mus par des sentiments complexes d’humanité, passent outre les antagonismes nationaux, politiques, idéologiques, culturels, religieux, physiques… ? On regrettera que ces « justes » – titre que décernent ici les juifs à des non-juifs qui ont sauvé des hommes de religion juive – ne soient jamais assez nombreux.

 

               Programme d'histoire : 3e et 1re (Deuxième guerre mondiale).

 


Mercredi  3 juin 2009, M6, 20 h 40, magazine Enquête exclusive – Roms, tsiganes : des vérités qui dérangent

 

Les Roms, dont le foyer principal se trouve en Roumanie, sont au nombre de 10 000 environ en France. Citoyens de l’Union européenne, ils cristallisent tous les préjugés et cumulent les « étrangetés » : étrangers « nationaux », étrangers « culturels », étrangers sociaux (ils sont tenus pour des parias) et étrangers « ethniques ». Fortement discriminés par les populations, surveillés et confinés par les États, pourchassés par les municipalités… Il est extrêmement difficile d’être nomade et Rom dans l’Europe actuelle. Les sociétés contemporaines étatisent et privatisent les territoires à l’exclusion des nomades, qui ont un autre rapport à l’espace et à la propriété.

 

Programme d’éducation civique 5e (refus des discriminations) et de géographie 4e (Europe).

 

 

Mercredi  3 juin 2009, France 3, 20 h 35, magazine Droit d’inventaire – Ces Français qui ont choisi Hitler

 

Le sujet s’intéresse à la collaboration de Français avec l’occupant nazi (1940-1945). Le titre racoleur, qui semble désigner des boucs-émissaires et des victimes expiatoires peut donner de légitimes soupçons sur l’émission. Il faudra sûrement être vigilant et trier abondamment. Les invités annoncés sont de valeur inégale. Dominique Jamet, qui prend souvent la posture de l’expert, glisse souvent aussi, dans ses propos, des options idéologiques. Il présentera probablement le rôle que son père a joué pendant la guerre. Max Gallo, historien de formation, a depuis longtemps abandonné les règles de l’écriture de l’histoire. Nouveau chantre de la nation France, à la recherche d’une synthèse entre le nationalisme de droite et le nationalisme de gauche, il entend prendre, d’une certaine façon, la place de Michelet dans le cœur des Français et dans l’écriture de l’histoire de France. Il faudra surtout bien écouter un historien comme Jean-Pierre Azéma, si on lui donne suffisamment la parole.

 

Programme d’histoire 3e et 1re (Deuxième guerre mondiale).



Jeudi  4 juin 2009, France 3, 20 h 35, série télévisée Un village français 1/6 et 2/6 de  Philippe Triboit

 

                La chronique d'un terroir français sous occupation allemande s’annonce réussie. C’est une manière intéressante d’entrer dans la Seconde guerre mondiale et dans la vie des Français, à travers l’histoire d’un village, placée dans le Jura. Comment une France encore profondément catholique et universellement nationaliste sombre dans la défaite et fait face à ses conséquences ? Le glissement se fait insensiblement des espoirs de victoire, à la défaite terrible, l’hébétude, l’abattement, l’angoisse, la résistance, la collaboration… Mais, on oublie facilement qu’il y avait – c’est peut-être le principal – tout un monde de l’entre-deux, fait d’attentisme, de collaboration et de résistance tout à la fois. On aime à penser que les jeux étaient clairs, mais ils étaient surtout multiples (doubles, triples… ; conscients ou provoqués). On l’oublie trop souvent, une même personne peut résister, collaborer, chercher à abriter ses proches ou à se sauver seule, à profiter des circonstances pour se débarrasser de ses rivaux ou de ceux qu’elle jalouse… C’est un moment où l’histoire s’empare de tous les destins quels qu’ils soient. Elle investit les corps et les esprits, même de ceux qui ne se sentent responsables ou coupables de rien et qui espérent lui échapper. Elle en pousse quelques uns à faire un choix volontaire et en oblige le plus grand nombre à faire un choix subi, rarement linéaire, tissé au contraire d’incohérences, de heurts et de malheurs, de petitesses, d'humanité et parfois d'héroïsme. L’historien Jean-Pierre Azéma, conseiller scientifique de la série, a cherché à gommer les incongruités historiques.

               

                Programme d’histoire 3e et 1re (Deuxième guerre mondiale).



Jeudi  4 juin 2009, France 2, 23 h 05, Chine, la révolution capitaliste de Rob Coldstream


               
Comment la Chine communiste s’est-elle convertie au capitalisme ? Le maître d’œuvre en est Deng Xiaoping (1904-1997), surnommé « le Petit Timonier », troisième président de la République populaire de Chine, fondée en 1949 par Mao Zedong. Le fils de propriétaires fonciers du Sichuan réussit au long cours à gravir tous les échelons du parti communiste et de l’Etat : parti étudier en France au début des années 1920, il doit y travailler pour vivre : il y découvre la condition ouvrière, s’initie au marxisme et s’engage dans le parti communiste chinois naissant. Poursuivant ses études à Moscou, il rentre ensuite en Chine, où il prend part à la longue lutte contre les nationalistes du Guomindang, de même qu’à la guerre contre l’occupant japonais. Devenu secrétaire du parti communiste en 1956, il organise les purges contre l’ « aile droite ». L’échec du Grand Bond en avant – qui provoque une famine de grande ampleur –  au début des années 1960 infléchit sa doctrine dans le sens des réformes. Mao tente une reprise en main par la Révolution culturelle de 1966, qui aboutit, entre autre, à l’élimination de Deng Xiaoping. Il revient progressivement au pouvoir, notamment après la mort de Mao en 1976, et réussit à en prendre le contrôle en 1978. Éliminant les tenants de « l’Ancien Régime » (la « Bande des quatre »), engageant une politique d’ouverture à l’égard des Etats-Unis, son principal souci est la modernisation économique du pays. La réforme économique doit précéder la réforme politique, plus lointaine. Il crée quatre zones économiques spéciales (ZES) à Shenzhen, Zhuhai, Shantou et Xiamen, véritables zones franches capitalistes, portes ou interfaces entre la Chine communiste et l’économie de marché. Le succès est tel, notamment à Shenzhen, qu’elles sont étendues à toute la côte Est. Le capitalisme s'y engouffre car il y trouve de nouvelles terres d'élection, attiré par l'immense marché chinois et par le différentiel de main-d'œuvre (coût, disponibilité, qualité, plasticité et docilité). La marche rapide, mais contrôlée, vers le capitalisme est lancée. L’extraordinaire croissance économique de la Chine bouleverse les positions mondiales, en PIB cumulé : elle est aujourd’hui la quatrième puissance économique, tout près de l’Allemagne. La question est tout autre en terme de richesse moyenne par habitant. Bien plus, les inégalités socio-spatiales n’ont jamais été aussi grandes. ¼ des Chinois profitent à plein de l’aubaine, ceux de la façade pacifique, la « Chine de l’ouverture », cœur renforcé du pays. Les risques d’explosion sociale sont patents. Le pouvoir, autoritaire, cherche à maintenir une fiction socialiste, face à la réalité d’un capitalisme échevelé et violent sous contrôle étatique. Par l’accroissement du bien-être, au moins pour une fraction importante de la population, ce pouvoir cherche à sauver le régime, en soumettant ce dernier à une réforme politique bien plus lente. Mais, les aspirations au partage des richesses, au partage du pouvoir (démocratie) et la volonté indépendantiste des peuples périphériques disent assez que l’histoire de la Chine est loin d’être écrite. Celles-ci peuvent contrarier, au moins momentanément, son destin de première puissance mondiale.

 

                  Programme de géographie 5e (Chine), 3e (géopolitique du monde actuel)

               


 

Jeudi  4 juin 2009, France 2, 0 h 40, documentaire La traque de l’Affiche rouge, de

 

                23 résistants sont condamnés à mort par un tribunal militaire allemand en février 1944 et exécutés. Leur nom et leur photo sertissent une affiche placardée dans les rues par les autorités allemandes. Figures noires et cheveux hirsutes et des noms à consonance étrangère qui se détachent sur un fond rouge, à la fois bolchevique et sanguinaire, tout est fait pour criminaliser leurs actes et  détacher les Français d’une résistance qui ne serait que l’instrument d’étrangers aux desseins anti-français. L’affiche associe donc criminalité, antibolchevisme, racisme et xénophobie. Ce documentaire rappelle que des étrangers ont contribué fortement à la résistance française. Les 23 faisaient partie de la MOI (main-d’œuvre immigrée). Une lettre de Manouchian, le chef du groupe, laisse entendre qu’ils ont été trahis. Par la suite, certains ont incriminé le parti communiste qui les aurait dénoncés,  comme monnaie d’échange : la libération d’un personnage important du parti. Les circonstances de la destruction du groupe ne sont pas totalement éclaircies.

 

                Programme de 3e (Deuxième guerre mondiale)


Vendredi  4 juin 2009, France 2, 20 h 40, documentaire Home de Yann Arthus-Bertrand

                À ne pas rater : Yann Arthus-Bertrand fait œuvre de salut public et universel. On sait, par exemple, depuis le savant grec Ératosthène (IIIe siècle avant J.-C.), les savants musulmans du Moyen Âge, le premier tour du monde de Magellan et la sortie du premier homme dans l’espace, Youri Gagarine, que la planète – notre monde – est de dimension finie. Mais, l’homme s’il ne modifie nullement en profondeur la planète, affecte cependant profondément les équilibres de l’épiderme terrestre et de l’atmosphère. Aucun espace n’échappe désormais à la main de l’homme ; tout reçoit une marque plus ou moins fortement anthropique. L’homme modifie les équilibres existants – les équilibres naturels ne sont jamais stables, mais en perpétuelle dynamique –, sélectionne les plantes et les animaux – certains sont réduits à une existence dans des musées vivants, appelés zoos – et transforme les espaces, pour le moment, uniquement dans un sens qui lui est immédiatement et exclusivement utile. Même à l’intérieur de l’espèce humaine, les changements sont considérables : certains groupes humains prospèrent aux dépens d’autres. 80 % de la richesse mondiale est détenue ou consommée par 20 % de la population mondiale. La pression sur les ressources, dont beaucoup sont fossiles, donc finies, s’accroît. Les deux problèmes majeurs tiennent à l’écosystème politique (l’inégale distribution de la richesse – il semble qu’on ait sérieusement renoncé à régler le problème de la pauvreté dans le monde) et à l’écosystème écologique (raréfaction des ressources, pollution, réchauffement planétaire, disparition d’espèces naturelles…). La mise en question du développement différentiel sans fin et l’élargissement de la préoccupation écologique se posent au moment où l’Occident voit des secteurs de l’ancien monde « sous-développé » réussir à puiser eux aussi dans ces ressources finies. Il faudra une nouvelle révolution copernicienne pour trouver des équilibres qu’on espère satisfaisants entre les hommes d’une part et entre l’homme et la nature d’autre part. Il est bon de ne pas oublier que l’homme n’est rien par rapport à la nature, qui reste souveraine et qui peut le faire disparaître, quelle que soit son ingéniosité. Le tsunami d’il y a peu n’est rien dans l’histoire géologique de la planète.




© A. Sadki

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Maisons familiales et rurales autour de Nyons

30 Mai 2009, 14:37pm

Publié par histege

LES MAISONS FAMILIALES ET RURALES AUTOUR DE NYONS


formation par apprentissage
 

Les Maisons familiales et rurales (MFR) sont des établissements privés sous contrat avec l’Etat, sous la tutelle du ministère de l’agriculture et de la pêche. Ce sont des Centres de formation des apprentis (CFA). Conditions d'accès :
- avoir 15 ans
- ou avoir 14 ans et sortir de 4e
 

 

 

Nom de la Maison familiale et rurale

lieu

Site ou contact

Département

Académie

Buis-les-Baronnies

Buis-les-Baronnies

mfr.buis@mfr.asso.fr

Drôme

Grenoble

Divajeu

Divajeu

http://www.mfrdivajeu.asso.fr

Anneyron

Anneyron

http://www.mfr.asso.fr/anneyron

Mondy

Bourg-de-Péage

http://www.mondy.fr

Châteauneuf-sur-Isère

Châteauneuf-sur-Isère

http://www.mfr-chateauneuf.asso.fr

 

 

 

 

Villeneuve-de-Berg

Villeneuve-de-Berg

http://www.mfrardeche.fr

Ardèche

 

 

 

 

 

Enclave des Papes

Richerenches

mfr.richerenches@mfr.asso.fr

Vaucluse

Aix-Marseille

La Denoves

Monteux

http://www.ladenoves.com

La Ferrage

La Tour d’Aigues

mfr.latour@mfr.asso.fr

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

MFR n’ayant pas de sites internet :

-         voir le site de l’ONISEP http://www.onisep.fr/onisep-portail/portal/group/gp

-         voici quelques informations :

Maison familiale et rurale de Buis-les-Baronnies

Code UAI de l'établissement : 0261434T
Maison familiale et rurale / Privé sous contrat
Coordonnées de l'établissement (adresse principale) :

place du 19 mars 1962
26170 Buis-les-Baronnies
Tel : 04 75 28 62 18
Fax : 04 75 28 69 56
mfr.buis@mfr.asso.fr

Accueil

Type d'hébergement : Internat garçons-filles

Formations proposées


Maison familiale rurale Enclave des Papes


Code UAI de l'établissement : 0840765A
Maison familiale et rurale / Privé sous contrat
Coordonnées de l'établissement (adresse principale) :

Enclave des Papes
84600 Richerenches
Tel : 04 90 28 00 21
Fax : 04 90 28 02 05
mfr.richerenches@mfr.asso.fr
http://www.mfr.asso.fr
 

Accueil

Type d'hébergement : Internat garçons-filles

Portes ouvertes

u 30/05/2009 jusqu'au 30/05/2009
de 14 à 19h

 

Formations proposées

Maison familiale rurale La Ferrage

Code UAI de l'établissement : 0840796J
Maison familiale et rurale / Privé sous contrat
Coordonnées de l'établissement (adresse principale) :

Quartier Ferrages
84240 Tour-d'Aigues (La)
Tel : 04 90 07 40 72
Fax : 04 90 07 53 54
mfr.latour@mfr.asso.fr
http://www.mfr.asso.fr
 

Accueil

Type d'hébergement : Internat filles

 

Formations proposées

 

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Gilgamesh - 6e

26 Mai 2009, 22:51pm

Publié par histege

GILGAMESH

 

 

 

Gilgamesh est le héros d’un long poème épique, appelé L’épopée de Gilgamesh. C’est la plus ancienne œuvre littéraire connue, rédigée en une langue sémitique sumérienne. Elle se compose de 3 000 à 3 500 vers. Les chants devaient être oraux au départ. Ils sont ensuite gravés sur des tablettes d’argile, en écriture cunéiforme. Des fragments ont été redécouverts par des archéologues en 1845 en fouillant l’ancienne cité de Ninive. D’autres fragments ont été trouvés sur d’autres sites.

Gilgamesh a sûrement existé, mais on n’en a pas la preuve et on n'en possède aucune représentation attestée. C’est un roi légendaire, le 5e de la ville d’Uruk, appartenant au peuple des Sumériens, en Mésopotamie. Il aurait vécu vers 2650 avant J.-C. 

 

Gilgamesh est un homme puissant et béni des dieux. Il est aux deux-tiers divin et un tiers humain. Mais, c’est un tyran qui persécute ses sujets.

 

Ses sujets se plaignent aux dieux, qui créent un personnage aussi puissant que lui : ce sera Enkidu au corps velu, vivant avec les animaux sauvages. Apprenant la nouvelle, Gilgamesh envoie une courtisane, Shamhat, pour le détourner de l’affrontement. Celle-ci le séduit et s’unit à lui « six jours et sept nuits ». Par l’amour, Enkidu devient homme et se civilise. Après une lutte épique, les deux héros deviennent des amis inséparables.

 

Gilgamesh court après la gloire et veut rendre son nom célèbre pour toujours. Avec Enkidu, ils partent combattre le géant Huwawa (ou Humbaba), qui garde la maison des dieux dans la forêt de cèdres du Liban. Ils réussissent à le vaincre et coupent les arbres, ramenant les troncs à Uruk, où on leur fait un triomphe.

 

Inana (Ishtar), déesse de l’amour et de la guerre, tombe amoureuse de Gilgamesh. Celui-ci rejette ses faveurs, en l’injuriant. Furieuse, la déesse obtient de son père, le dieu Anu, l’envoi du Taureau céleste pour détruire la cité d’Uruk. Le taureau est finalement vaincu par les deux héros. Enkidu jette avec mépris un membre du taureau à la face d’Inana.

 

Mais, Enkidu tombe malade. Il meurt dans les bras de Gilgamesh. Au comble du désespoir, ce dernier comprend que lui aussi devra mourir un jour. Il décide de gagner l’immortalité et d’égaler les dieux. Sachant qu’il n’existe qu’un homme, Uta-napishti qui a eu droit à l’immortalité, il décide d’aller le trouver au bout du monde. Uta-napishti lui raconte le récit du déluge. Enki, dieu superintelligent, a inventé les hommes pour qu’ils travaillent au bénéfice des dieux. Cependant, Enlil, dieu souverain des dieux et du monde, est fatigué de leur tapage, qui l’empêche de dormir. Pendant six jours et sept nuit, il déclenche un terrible déluge. Mais, Enki réussit à sauver un homme, Uta-napishti, avec sa femme, en lui conseillant de construire une arche. Il pourra faire renaître l’humanité.

Uta-napishti met Gilgamesh à l’épreuve : demeurer six jours et sept nuits sans sommeil. Gilgamesh s’écroule d’épuisement. Il n’aura donc pas droit à l’immortalité. La femme d’Uta-napishti le prend en pitié et lui révèle l’existence d’une Plante-de-vie qui, sans rendre immortel, permet de redevenir jeune. Gilgamesh réussit l’exploit de plonger pour la cueillir au fond de la mer. Sur le chemin du retour, la déposant sur la rive, pour se baigner, la plante de jouvence lui est ravie par un serpent qui pourra se régénérer.

 

Gilgamesh est pris de désespoir. Ses exploits restent vains : il est condamné à rester un homme. Cependant, il se fait une raison et rentre de « ses errances, exténué, mais apaisé », après « avoir tout vu, connu le monde entier et tout mis en mémoire ». Il accède à la sagesse et gouverne désormais en roi débonnaire, qui se consacre au bien de ses sujets et réalise de grands travaux.

 

Gilgamesh n’aura donc pas droit à l’immortalité comme les dieux. L’épopée est un poème de sagesse sur la condition humaine. Elle raconte la vie du plus célèbre des hommes. Les hommes ne peuvent être des dieux, mais la gloire et la sagesse leur sont ouvertes.

          L’épopée de Gilgamesh a eu un immense succès pendant deux millénaires dans tout le Proche-Orient. De nombreux éléments sont repris et adaptés. Les Hébreux (et à leur suite : les chrétiens et les musulmans) reprennent le récit de la création de l’homme et celui du déluge avec le personnage de Noé. Les Grecs s’inspirent probablement des exploits de Gilgamesh pour illustrer les douze travaux de leur héros Heraklès (Hercule).


© A. Sadki 

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Agenda des classes à partir du 27 mai 2009

26 Mai 2009, 20:44pm

Publié par histege

AGENDA DES CLASSES


Les 5e 3, 5e 5 et 5e 7 n'auront pas cours d'histoire-géographie le jeudi 28 mai au matin : le professeur est absent pour raison de stage.

Orientation 4e 2

Rendre d'urgence les dossiers complétés pour la 3e d'insertion et la 3e DP 6.


COLLEGE AU CINEMA

4e 2 et 4e 4 : mercredi 27 mai de 10 h à 11 h30. Il faut être prêt au lieu de rendez-vous (sur le plateau sportif entre les deux escaliers), avec départ à 9 h 45.

Le tombeau des Lucioles, film d'animation japonais d'Isao Takahata, qui, tardivement, commence à être accessible au public français. La bombe atomique américaine vient d'exploser au Japon... la pluie est noire. La fin de la Deuxième guerre mondiale et l'après-guerre tournent au chaos. Deux orphelins sont livrés à eux-mêmes, sans aucun secours. L'adolescent cherche, par tous les moyens et jusqu'au bout, à tenir sa petite soeur hors d'atteinte du désastre. Dénonciation de la guerre, d'une barbarie atomique incroyablement indicible et de l'égoïsme des hommes, le cinéaste fait preuve d'une précision et d'une sensibilité aiguës. La poésie des lucioles se déchire, sans espoir aucun, dans une douleur terrible. L'oeuvre est bouleversante : un drame profondément humain, qui atteint à l'universel et qui expulse définitivement la guerre dans l'indéfendable.

Evaluations


classe date sujet manuel coefficient
6e 5   bientôt   Grèce     2
5e 3   vendredi 5 juin   Asie   chap 12 p 226-249   2
5e 5   vendredi 5 juin   Asie   chap 12 p 226-249   2
5e 7   vendredi 5 juin   Asie   chap 12 p 226-249   2
4e 2   vendredi 5 juin   Allemagne   chap 12 p 220-233   2
4e 4   vendredi 5 juin   Allemagne   chap 12 p 220-233   2
3e 4   mardi 2 juin Sénégal     1

Dans tous les cas : revoir la fiche méthode, "comment apprendre sa leçon" (y compris faire une fiche résumant le chapitre).

Attention particulière :
  • Pour les 6e .
  • Pour les 5e : les 3 cartes sur l'Asie (relief et Etats, métropoles, inégalités de richesse) doivent être parfaitement connue. Il faut savoir placer sur un fond de carte les éléments imaginaires (équateur...), naturels (océans, fleuves, montagnes...) et politiques (nom des principaux Etats). Il faut en connaître l'orthographe sans erreur (s'entraîner à les écrire plusieurs fois) et savoir les localiser de mémoire.
    Préparer pour cela un fond de carte (il est possible d'en télécharger sur internet, avec la recherche d'image) : le compléter deux heures après l'apprentissage ou (encore mieux) le lendemain sans l'avoir revu. Ensuite, remédier aux erreurs et au imprécisions par un apprentissage ciblé et une localisation sur un nouveau fond de carte. 
  • Pour les 4e :  ce sera un sujet de type brevet : questions sur documents avec rédaction d'un paragraphe argumenté d'une quinzaine de lignes. Bien avoir en tête les exemples étudiés et les grilles d'évaluation.

LES ELEVES ABSENTS A L'EVALUATION LA FERONT DES LEUR RETOUR EN CLASSE.
CEUX QUI RENTRENT DE VOYAGE SCOLAIRE LA FERONT LE 2E COURS DE LEUR RETOUR (ont droit à un délais pour rattraper les leçons et les apprendre).

 


Travail à faire

- 6e 5 :
         
- faire la biographie de Périclès et d'Alexandre le Grand (une dizaine de lignes environ par personnage, sur une feuille à part ; allez à l'essentiel).

Exposés

    Quelques conseils pour la préparation des exposés (voir page méthode).

CONSEILS DE CLASSE

Voir à la page Informations diverses


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Asie - 5e

26 Mai 2009, 16:15pm

Publié par histege

L’ASIE

 

Chap 12 p 226-249

 

C’est le continent le plus vaste : 44 millions de km2. 54 millions avec l’Europe, qui n’en est qu’une péninsule.

 

I. DES CULTURES VARIEES

 

Quatre grandes cultures dominent en Asie :

-        culture chinoise

-        culture indienne

-        culture musulmane

-        culture occidentale (européenne).

La plupart des grandes religions sont nées en Asie :

-        l’hindouisme (Inde…), capitale religieuse Bénarès (sur le Gange)

-        le bouddhisme, fondé par Bouddha, avec pour centre principal Lhassa (Himalaya)

-        le confucianisme, fondé par Confucius, originaire de Kufu

-        les religions monothéistes :

o     le judaïsme, avec pour capitale religieuse Jérusalem

o     le christianisme, avec pour centre Jérusalem

o     l’islam, avec pour centre La Mecque.

-        le chamanisme (animisme en Sibérie).

  Pour les principales religions non monothéistes voir la synthèse comparée :
Tableau des principales religions d'Asie, hors monothéismes - 6e - 5e


II. L’INEGALE REPARTITION DE LA POPULATION

 

L’Asie est largement le continent le plus peuplé : 4.1 milliards sur 6.8. Deux tiers des habitants de la planète vivent en Asie. La population s'accroît assez rapidement, de manière comparable à celle de l'Amérique, beaucoup plus que celle de l'Europe, mais moins vite que celle de l'Afrique.

 

La densité (4 100 ÷ 44) est élevée, près de 100 hab/km2 (deux fois la moyenne mondiale).


 


Mais, les écarts sont énormes :

des « déserts humains », liés à de fortes contraintes naturelles : le froid (Sibérie), l'altitude (montagnes de l'Himalaya, plateau du Tibet, désert de Gobi), la sécheresse (Asie centrale et Arabie, sauf vallées fluviales), l'humidité ("désert vert" comme pour la forêt dense à Bornéo).

des foyers de population : foyer chinois (1.5 milliards d’habitants), foyer indien (1.2 milliards), foyer indonésien (150 millions). Ils s'expliquent par des chances géographiques (atouts naturels) : 

milieu tempéré (Chine du Nord, Corée et Japon) avec en particulier la zone de loess (terres fertiles apportées par le vent) : culture du blé.

surtout milieu de mousson : masse d’air qui se charge de vapeur d’eau au-dessus des océans et au niveau de l’équateur par évaporation. Les alizés (vents) les emportent au Nord où elle se déverse sous forme de pluies diluviennes.

Conséquences :

§ inondations : destructions (récoltes et habitations) et mortalité (dizaines de milliers de personnes par an)

§ fertilité : culture du riz (riziculture) dans des champs en terrasses inondés (rizières). Jusqu’à 3 récoltes par an. Cela a permis de multiplier considérablement la population dès l’antiquité.


Attention ! l'explication par les contraintes et les atouts des milieux naturels ne suffit pas ; la part des hommes est importante.

La majorité des habitants de l'Asie sont encore des ruraux (60 %).



Mais, l'urbanisation progresse rapidement et plus de la moitié des grandes métropoles mondiales de plus 10 millions d'habitants, appelées également mégapoles, se trouvent en Asie. Elles sont en croissance rapide (sauf Tokyo, la ville la plus peuplée du monde avec 30 millions d’hab, et Osaka au Japon), avec souvent 4 types de quartiers : un quartier des affaires (CBD), des quartiers riches, des quartiers pauvres nombreux et étalés, avec parfois des bidonvilles (ex : à Calcutta et Mumbay).



Le gigantisme et la démesure architectoniques des CBD des mégapoles d'Asie obéit à une volonté d'affirmation de richesse, de puissance et de capacité esthétique. Elles cherchent en particulier à supplanter les villes nord-américaines. Ces coeurs de villes veulent être les pôles et les vitrines du XXIe siècle, époque et monde. Est-ce l'indice du basculement du coeur du monde dans l'Asie-Pacifique ? Toute proportion gardée, on retrouve la course au gigantisme dans la construction des cathédrales qui s'empara des pôles urbains et religieux de l'Occident catholique aux XIIIe-XVe siècles. 


Le CBD de Shangaï, capitale économique et financière de la Chine. Symbole de son ouverture à l'économie de marché et au monde.


Les Tours Petronas à Kuala Lumpur, capitale de la Malaisie, un nouveau pays industrialisé.

 

III. DE GRANDS ECARTS DE RICHESSE

 

Questions p. 237

 

1)   Les types d’activités visibles sur les photos :

- N° 1 : finance (bourse, 3e du monde)

- N° 2 : commerce (petit commerce de détail : marché local)

 

2)   Les deux régions d’Asie où se trouvent les Etats les plus riches :

-        Asie orientale : Japon et les NPI (Nouveaux pays industrialisés, surnommés les Dragons : Corée du Sud, Taïwan, Hong-Kong, Singapour). Ces NPI étaient pauvres et agricoles, il y a quarante ans et ils sont devenus riches grâce à l’industrie.

Asie occidentale : certains Etats d’Arabie + Israël.
D’où vient leur richesse ?
-       
Rq : il y a de nouveaux NPI, surnommés « bébés Tigres » (Malaisie, Thaïlande, Indonésie…).

-        Asie orientale : industrie et services

-        Asie occidentale : hydrocarbures (et services).

2)   Les Etats les plus pauvres se trouvent surtout dans les régions :

-        Asie du Sud (Népal, Bangladesh, Birmanie, Cambodge…)

-        Asie centrale (Pakistan, Afghanistan…)

-        Asie froide (Mongolie, Corée du Nord).

4) La photo montre qu’il y a des gens très riches (bourse) et des gens très pauvres (soupe populaire) au Japon.

    5) La photo 1 (bourse) montre que le Japon est un pays très développé : 2e puissance économique mondiale. La photo 2 montre que le Cambodge est en grande partie un pays pauvre (commerce traditionnel : économie de subsistance).

        6) La photo 4 (soupe populaire) n’illustre pas le niveau de richesse du Japon : la carte montre ce dernier fait partie des pays les plus riches du monde (plus de 25 000 dollars/an/hab).

 

 

 

Nom de l’ensemble régional

N° de la photo

Densités de population

Caractéristiques de la population (peuple/religion)

Caractéristiques du milieu de vie (atouts/contraintes)

Niveau de développement

Asie orientale

N° 1

Forte

Bouddhisme majoritaire

Tempéré au Nord  (doux) et mousson au Sud (humide)

Fort

Asie du Sud

N° 2

forte

Hindouisme majoritaire

Mousson (chaud et humide)

faible

Asie du Nord

N° 3

faible

Christianisme majoritaire

froid

faible

Asie centrale

N° 4

faible

Islam et bouddhisme

Sécheresse (Ouest), altitude et froid (Est)

faible

Asie occidentale

N° 5

faible

islam

Aride (sécheresse)

fort

 

Bilan :

-        pays riches : Japon (2 puissance économique mondiale), NPI et pays pétroliers

-        deux géants, à la fois riches et pauvres : Chine (4e puissance économique mondiale), Inde

-        pays pauvres : Bangladesh, Corée du Nord, Mongolie…

 

 


 

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Allemagne - Une grande puissance économique - 4e

26 Mai 2009, 12:42pm

Publié par histege

Proposition de correction sur le sujet p. 224-225

 

L'Allemagne : une puissance européenne et mondiale

 

 

Questions

 

1. Daimler-Benz (doc 5) montre que la réussite économique allemande repose d'abord sur la puissance des konzern, groupes industriels concentrés, diversifiés et implantés dans de nombreux pays. Ensuite, le modèle économique allemand (doc 6) est solide : des banques puissantes, la cogestion (les patrons associent les syndicats à la direction des entreprises) et une monnaie forte. Enfin, l'économie allemande est fortement connectée au reste du monde, comme le montre le port de Rostock (doc 3), ouvert sur la mer Baltique et relié à l'intérieur du pays par des transports rapides.

2. L'industrie allemande est puissante dans la sidérurgie, la chimie (BASF, doc 1 et 3, dont le siège social est à Ludwigshaffen et Bayer), dont les matières plastiques. L'automobile est un des fleurons de l'industrie allemande. Avec ses multinationales Daimler-Chrysler (doc 4 et 5) et Volkswagen (doc 2), elle se place au 1er rang européen et au 3e mondial. L'Allemagne réussit également (doc 4) dans les biens d'équipements (Thyssen-Krupp), la construction électrique et électronique (Siemens).

3. Le modèle allemand connaît aujourd'hui des difficultés  (doc 6) : ralentissement de la croissance économique, montée du chômage et des grèves car la concurrence des autres pays est vive. La France, longtemps loin derrière l'Allemagne, a aujourd'hui rattrapé son retard. Mais, les bases restent solides.

 

Paragraphe argumenté sur le sujet : l'Allemagne est une grande puissance économique

 

        L'Allemagne est une grande puissance économique européenne et mondiale. Sur quoi repose cette puissance ? Quelle est sa situation aujourd'hui ?

 

        La puissance allemande repose d'abord sur la force de son industrie, depuis le milieu du XIXème siècle. L'industrie est le moteur de l'économie allemande. Les secteurs performants sont la sidérurgie, la chimie avec les 2e (BASF) et 3e (Bayer) groupes mondiaux, les machines-outils et les biens d'équipements (Thyssen-Krupp), l'automobile avec deux grands groupes : Daimler-Benz (doc 5) et Volkswagen (doc 2). Ces groupes ont racheté des constructeurs automobiles étrangers. L'automobile allemande se classe ainsi au troisième rang mondial. La construction électrique, l'électronique et l'informatique sont aussi un point fort, comme le prouve l'importance du groupe Siemens. La force de cette industrie repose également sur la qualité des produits industriels allemands et le dynamisme de la recherche-développement (doc 1). De plus, elle est ouverte sur le monde grâce à ses portes sur la mer du Nord et la mer Baltique : Rotterdam aux Pays-Bas, Hambourg, Brêmehaven et Rostock (doc 3).

 

        La puissance allemande repose ensuite sur son modèle économique, dit « modèle rhénan ». Depuis 1945, il est à la base du "miracle allemand". Depuis la fin du XIXe siècle, les entreprises se sont concentrées en grands groupes, appelés konzern : Thyssen, Krupp, Siemens, Bayer, Basf, Daimler-Benz, Volkswagen... Aujourd'hui, ces groupes se sont diversifiés, à l’exemple de Daimler-Benz (doc 5) : d’abord spécialisé dans l'automobile, il s’élargit à l'aéronautique et à l'aérospatiale, à la construction électrique et électronique et aux services. Les konzern s'implantent dans le monde entier, comme l'illustre Volkswagen (doc 2). Les banques (doc 4 et 5) sont puissantes et soutiennent les entreprises allemandes par des prêts. Une monnaie forte (le mark, puis l’euro) soutient aussi la croissance de l'économie allemande, avec un chômage et une inflation faibles. De plus, la cogestion des entreprises, partagée entre patrons et syndicats, diminue les conflits et les grèves. L'économie allemande associe des aides sociales importantes à l'économie de marché capitaliste.

 

        Mais, le modèle "rhénan" est confronté aujourd'hui à la crise (doc 6) : fermetures d'usines, suppression d’activités moins rentables, reconversions (changement d'activité) et délocalisations (transfert d'usines vers les pays où la main-d'oeuvre est moins chère). Le chômage augmente et les grèves se multiplient. Le gouvernement réduit les aides sociales. Les difficultés sont liées à la concurrence des autres pays, soit des pays déjà industrialisés comme les E-U, le Japon mais aussi l'Europe ; la France ayant désormais rattrapé son retard sur l'Allemagne (doc 6), soit des nouveaux pays industrialisés d’Asie. De plus, l'économie allemande a pris du retard dans les hautes technologies et les services. Cependant,  le document 6 (article de journal) paraît aujourd’hui daté, car il s’agit d’une crise d'adaptation : les bases de l'économie allemande restent très puissantes. L’Allemagne cherche à rattraper son retard dans certains secteurs. Enfin, la crise actuelle, déclenchée fin 2008 par la crise financière internationale, a des conséquences importantes. Ce n’est pas pour autant que la place relative de l’Allemagne dans le monde soit remise en cause. Car, cette crise touche tous les Etats, de manière plus ou moins sélective.

 

        Ainsi, le modèle "rhénan" est aujourd'hui en partie remis en cause, en raison des difficultés d'adaptation que connaissent les entreprises. Mais, les bases de l'économie, notamment de l'industrie, restent puissantes, malgré la concurrence internationale. Son modèle montre son rôle de protection et d’atténuation face à la crise actuelle. L'Allemagne est ainsi la première puissance européenne et la troisième ou la quatrième mondiale (rq : la mesure de la puissance économique chinoise n’est pas claire).


© A. Sadki 

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Contrôle de lecture - le monde grec - correction - 6e

26 Mai 2009, 11:55am

Publié par histege

 

Contrôle de lecture : le monde grec

Contrôle de lecture : le monde grec


Homère est l'auteur présumé de deux grands poèmes épiques, L'Iliade et L'Odyssée. Les Achéens et les  Troyens sont les deux peuples qui s'affrontent dans la guerre de Troie. C'est le sujet principal de L'Iliade.

À quel peuple appartiennent les personnages ci-dessous ? 

rois/héros

Achéens/Grecs

Troyens

Pâris

 

Achille

 

Hector

 

Patrocle

 +

 

Ulysse

  +

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Et les dieux ?

 

dieux/déesses

Achéens/Grecs

Troyens

Apollon

 

  +

Héphaïstos

 

 

Athéna

 

Aphrodite

 

 

Héra

 

 

Hermès

 

+

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le monde des hommes et le monde des dieux sont-ils séparés ? Le monde des dieux et des hommes sont séparés, mais pas totalement. Les dieux se retrouvent sur le mont Olympe et forment un panthéon (ils appartiennent tous à la même famille). Le chef est Zeus. Ils ont parfois des contacts avec les hommes, appelés mortels contrairement aux dieux qui sont immortels : relations amoureuses et procréations. Ils se mêlent de la vie des hommes. Ils s’affrontent pendant la guerre de Troie.

 

Quel stratagème met fin à la guerre de Troie ? Le cheval de Troie est le stratagème qui met fin à la guerre de Troie. Qui en a eu l'idée ? L’idée en revient à Ulysse. Les Achéens sont les vainqueurs et les Troyens sont les vaincus.

 

Ulysse est le héros principal de L'Odyssée. Au cyclope Polyphème, il répond avant de le vaincre : « Personne, voilà mon nom ». Sa principale qualité est la ruse (intelligence). Celle-ci lui permet de reprendre son pouvoir dans l'île-royaume d'Ithaque et de retrouver sa femme Pénélope. Comment ? il gagne le concours de tir-à-l’arc, en se déguisant et il élimine tous ses adversaires.

 

Représentation et histoire

 

Tableau du peintre français Auguste Leloir (1809-1892), conservé au musée du Louvre (Paris).


clique sur la photo pour avoir une image agrandie

Quel est le nom du personnage que presque tous regardent ? Homère Pourquoi le peintre a-t-il ainsi représenté son regard ? aveugle De quel instrument de musique joue-t-il (c'est son attribut) ? cithare. Il est, pour les Grecs, un aède (poète ambulant).

         Presque tous les personnages du tableau regardent Homère, représenté les yeux tournés vers le ciel, car il est aveugle. Il joue d’un instrument, la cithare. C’est un aède (poète ambulant).

 

 

Au moins, un élément représenté par le peintre ne correspond pas à la réalité historique. Lequel ? Le type de temple, d’époque classique, ne correspond à l’époque d’Homère.

 

Théra (Grèce) et Cyrène (Libye) sont liées entre elles. Laquelle est la cité-métropole et laquelle est la cité-colonie ?

      Théra : cité-métropole.

      Cyrène : cité-colonie.

 

À quelle ville d'aujourd'hui correspond la cité de Massalia ? Marseille. De quelle cité grecque proviennent ses fondateurs ? Phocée.

 

Les dieux ont des qualités et des défauts comme les hommes.

qualité/atout

 

dieu/déesse

 

défaut/infirmité

 

 

 

 

 

fidèle

 

Zeus

 

laid

 

 

Héra

 

infidèle

intelligent

 

Héphaïstos

 

colérique

 

 

Athéna

 

jaloux

beau

 

Aphrodite

 

boîteux


Rq :

- ils semblent avoir plus de défauts que de qualités...

- qualité et défaut sont parfois des notions relatives ; il faut répondre ici par rapport à la conception des Grecs.

 

Héraklès (Hercule) est :

         - un mortel                          □

         - un demi-dieu                    

         - un dieu                             □

         - un héros                           □ 

Il est l'auteur des :

         - 12 travaux                                 

         - 7 merveilles du monde               □

         - 4 cavaliers de l'apocalypse         □

         - 4 fantastiques                            □

         - 12 signes du zodiaque                 □

         - 10 commandements                    □

 

Pour se rendre les dieux agréables, les Grecs pratiquent des sacrifices sur des autels et des libations, liquides versés dans des coupes. Ils cherchent à égaler les dieux, lors de concours musicaux, poétiques et sportifs dans des sanctuaires comme ceux de Delphes et d’Olympie.

Dans l'un de ces sanctuaires, la statue du dieu Zeus est considérée comme une des sept merveilles du monde (connu par les Grecs). Des jeux en son honneur ont lieu tous les 4 ans. Les vainqueurs reçoivent une couronne :

      - de thym                     □

      - de laurier                   □

      - d'olivier                     

      - de romarin                 □

      - de figuier                   □

 

À partir du VIIIe siècle avant J.-C., les Grecs forment :

     - un empire                  □

     - un royaume                □

     - une principauté          □ 

     - 1200 cités                 

 

Les Grecs sont unis par :

     - la langue                     

     - la religion                   

     - la culture                    

     - la politique                 □

 

 

 

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Du côté de la télé - Semaine du 23 au 29 mai 2009

23 Mai 2009, 13:59pm

Publié par histege

Du côté de la télé - Histoire, géographie, citoyenneté

Semaine du 16 au 22 mai 2009




 

Samedi 23 mai 2009, Arte, 20 h 45, documentaire-fiction La chute de Rome – La fin de l’empire romain d’Occident (2/2) de Robert et Carrie Gardner

 

L’empire romain est à son apogée, notamment au IIe siècle, et impose sa « paix romaine », au-dedans comme au dehors. Mais, dès le milieu du IIIe siècle, la situation change profondément. La pression des « barbares », ainsi appelés par les Romains, à la suite des Grecs, pour désigner les peuples d’une culture autre que grecque ou romaine, est de plus en plus forte, en particulier des peuples germaniques, attirés par les richesses de l’empire. L’armée romaine a maille à couvrir des frontières démesurées, malgré l’organisation d’un formidable système défensif, le limes, une frontière militaire et culturelle en profondeur. Le fait militaire prend alors le pas sur tous les autres, y compris dans l’exercice du pouvoir impérial. Les légions, à travers leurs chefs aussi bien qu’à celui de la masse des soldats font acheter cher leurs « suffrages ». Elles se donnent souvent au plus offrant et n’hésitent pas à en changer, à la recherche du numéraire. L’instabilité et l’affaiblissement politiques culminent pendant la « crise du IIIe siècle ». Un jalon est posé vers la chute – encore lointaine – de Rome.

Le deuxième volet – l’émission de ce soir – mène à la destruction de l’Empire romain d’Occident. En effet, pour des raisons essentiellement internes, l’empire se divise en deux en 395, l’Empire romain d’Orient et Empire romain d’Occident, le premier correspondant à l’aire culturelle latine et le second à l’aire davantage grecque. Le rapport avec les peuples germaniques s’inverse progressivement. Longtemps vaincus et contenus (à l’exception par exemple de la défaite de Varus, dont les légions sont anéanties en 9 après J.-C.), certains de ces peuples sont même intégrés dans l’empire en tant que fédérés. Le contrat de fœdus, qui les possessionne – des terres leurs sont accordées –, les engage également comme forces militaires auxiliaires. Beaucoup sont d’ailleurs en voie de romanisation. Certains chefs réalisent une ascension politique et militaire remarquée, qui les voit intervenir dans l’exercice du pouvoir. Mais, le mouvement des Huns déclenche une réaction en chaîne. Nombre de peuples germaniques (tous ne sont pas de culture germanique) se mettent en branle. La pression sur l’empire devient de plus en plus forte. Les Vandales fuient et pénètrent dans l’empire romain en éclaireurs et achèvent leur course en pays berbère, punique et romain (Afrique du Nord). L’Empire romain d’Orient réussit à vaincre et surtout à détourner le flot des invasions sur l’Empire romain d’Occident, qui finalement réduit à la portion congrue, s’écroule entièrement et définitivement en 476 (déposition de l’empereur romain Romulus Augustule). Les conséquences d’une « germanisation » d'une grande partie de l’Europe sont décisives. De la fusion avec la romanité et la christianité, en particulier, naît une culture nouvelle multiséculaire.

 

Programme d’histoire : 6e (Dislocation de l’Empire romain), 5e (Empire byzantin, Naissance de l’Occident chrétien), Seconde.

 

Remarque : l’émission peut se regarder pendant une semaine encore sur le site d’arte-tv.

Samedi 23 mai 2009, Arte, 22 h 55, documentaire La cité des Roms de Frédéric Castagnède

 

         Les Roms (souvent mal dénommés Tziganes, Gitans…) sont une des populations les plus discriminées d’Europe, depuis le Moyen Âge jusqu’à aujourd’hui. Figures où se projettent préjugés et ressentiments sans nombre, on ne leur épargne pas non plus les violences et les déclassements sociaux. Tout cela s’enracine, en particulier, dans la vieille haine du sédentaire pour le nomade, de l’autochtone pour l’étranger – ils sont venus de l’Inde après un long périple (ce ne sont pas les premiers – il n’y a qu’à considérer l’expression « peuples indo-européens »). Un arsenal complexe de lois empêche le nomadisme. Les Roms sont souvent confinés dans des « ghettos », comme dans le quartier Nadjeda, à Sliven, en Bugarie.

 

Pour une présentation du documentaire :

http://television.telerama.fr/tele/emission.php?onglet=critique&id=13045212

 

         Tous programmes. En particulier, éducation civique 6e (droits de l’enfant et de la personne), 5e (refus des discriminations).

 

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Dossiers d'inscription 3e d'insertion et 3e DP6

23 Mai 2009, 11:39am

Publié par histege


DOSSIERS D'INSCRIPTION EN 3e D'INSERTION ET 3e DP6

 


Collège BARJAVEL, Nyons



Les dossiers de candidatures pour les 3ème d’insertion et les 3ème DP6 sont disponibles au secrétariat. Ces dossiers sont à retirer puis à remplir dans la semaine du 25 au 29 mai. Ils seront ensuite adressés à l’Inspection académique qui réunira une commission vers la mi-juin pour sélectionner les candidats. 

 
Conditions d’accès

3ème d’insertion : Elle s’adresse aux élèves issus de classes de 4ème montrant des lacunes importantes dans les apprentissages fondamentaux, mais intéressés par des stages en milieu professionnel. Ces élèves envisagent à court terme une formation en CAP sous statut scolaire ou par apprentissage. L’accès à la 3ème d’insertion est réservé aux élèves âgés de 15 ans au cours de l’année civile 2009.

3ème DP6
 : Cet enseignement est le plus souvent dispensé dans les lycées professionnels. Il est destiné aux élèves en difficultés et vise à mieux préparer leur accès à une formation qualifiante.



                                                                        L'administration du collège.

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Autour du film Indigènes de Rachid Bouchareb

21 Mai 2009, 21:37pm

Publié par histege

Circonvallations et circonvolutions autour du film

Indigènes de Rachid Bouchareb

 

 

 

Ce film est un événement dans la production cinématographique française, par son sujet et son traitement. Ce dernier point fait son succès : Rachid Bouchareb réussit à faire un film maîtrisé, intelligent et sensible, avec quelques accents hollywoodiens. C’est le talent du cinéaste qui rend finalement efficace le propos sur les « indigènes », attirant le plus vaste public sur un sujet « étrange », y compris le public qui se sentait jusqu’ici étranger – voire hostile – à cette « étrangeté ». La force déjà reconnue des principaux acteurs, au sein de la profession, des médias et du public (Roschdy Zem, Samy Naceri, Jamel Debbouze et Sami Bouadjila), y contribue également.

 

Quatre tirailleurs « nord-africains » (c’est ce mot qui est utilisé dans la dernière phase de la colonisation pour qualifier ceux qu’on désigne aujourd’hui du terme de « Maghrébins ») s’engagent dans l’armée française pour combattre l’Allemagne nazie et libérer la France, pendant la Deuxième guerre mondiale, sans exclure des motifs personnels. Le film remet à l’honneur la contribution des troupes coloniales dans la victoire contre le nazisme, une contribution oubliée de beaucoup, surtout des hommes politiques, des médias et d’une majeure partie de la société.

 

Ce film, comme tant d’autres, repose la question de la place de l’information et du savoir dans une société donnée. Le rôle des troupes coloniales n’a jamais été méconnu : les acteurs en premier en savent quelque chose. Pour la période récente, les survivants n’oublient rien de leur rôle dans la Deuxième guerre mondiale et dans les guerres de décolonisation. Il en va exactement ainsi des périodes les plus anciennes, malgré la disparition des témoins (Première guerre mondiale et au-delà). Défaites et victoires ne sont pas tues. Un seul exemple suffit : le combat de La Horgne, à Stonne, un petit village des Ardennes, où les tirailleurs algériens et marocains font des prouesses extraordinaires face aux panzers de Guderian, lors de la trouée de Sedan en mai 1940. Dans ce petit secteur, les Allemands n’échappent que de justesse à la défaite, grâce à leur aviation qui vient contrarier la décision au sol. Les acteurs s’en souviennent. Cependant, les officiers français s’arrogent presque toujours la totalité de la gloire dans ces faits d’armes. Les exemples du même genre peuvent s’égrener sans fin : Monte Cassino… Les soldats « indigènes » restent des acteurs de l’ombre. Il est de toute justice de dire que certains officiers ne les ignorent pas totalement. Dans leur cas, il y point l’émotion que donne la fraternité d’armes, autant que le paternalisme militaire habituel, mais aussi un paternalisme de saison, cette fois colonial. Certains journalistes reporters des faits savent quelque chose de cette histoire – c’est moins vrai de leurs successeurs, sujets aux pertes de mémoire médiatique.

Des travaux d’historiens suivent la question, ainsi, pour ne citer que celui de Marc Michel, L’Appel à l’Afrique. Contributions et réactions à l’effort de guerre en Afrique Occidentale Française, 1914-1919, Paris, Publications de la Sorbonne, 1982, 532 p. Mais, la plupart s’éloignent rarement du « temps médiatique »  – le présent d’aujourd’hui. Car s’y mêlent confusément intentions scientifiques et stratégies personnelles. Certains passent trop d’énergie à défendre « leur » os. Le travail d’Olivier Le Cour-Grandmaison, Coloniser. Exterminer. Sur la guerre et l’État colonial,  Fayard, 2005, 365 p., reste dans tous les cas plus méritoire qu’il n’y paraît à certains de ses détracteurs. Les historiens sont des hommes, comme les autres. Il y a peu de travaux véritables sur les troupes coloniales des périodes plus anciennes.

Pour que les témoignages des acteurs, les relations des journalistes contemporains et les travaux d’historiens réussissent à pénétrer dans chacun des champs, qu’il soit scientifique, éducatif, politique, médiatique ou social, ils ont à ouvrir bien des clôtures et à franchir bien des circonvallations. Souvent, ils n’y parviennent pas : les faits et les analyses restent affaire des tenants des mémoires, des érudits et des spécialistes. Certains opèrent le transit d’un champ à l’autre. Ainsi, Mehdi Laloui et Philippe Bernard, auteurs du documentaire Poilus d’ailleurs, Productions Mémoires vives, 1998. Il faut dans tous les cas une transcription médiatique, avec les accommodations exigées par le champ médiatique. Il est toujours heureusement des hommes libres qui s’y attellent sans avoir de lien atavique avec leur sujet. L’inscription médiatique reste souvent le fait d’auteurs, issus plus ou moins des groupes que l’on veut remettre en scène. L’exemple le plus remarquable – et cela se conçoit aisément et à juste titre – concerne la mémoire et l’histoire de la Shoah, portées surtout par des auteurs du monde juif et/ou d’Israël. Mais, il faut de la compétence scientifique et de la sensibilité, à l’exemple d’Abdelmalek Sayad, auteur de travaux pionniers sur l’immigration maghrébine. Pour qu’une parole, scientifique ou pas, accède au plus grand nombre et déchire le voile qui l’empêche de circuler pour en concurrencer d’autres, il faut le talent d’un écrivain, d’un témoin d’exception, d’un cinéaste, d’un documentariste ou… un bon spectacle, divertissant et instructif. Le journaliste Serge Bilé attire l’attention sur les Noirs dans les camps nazis, Éditions du Rocher, 2005, 157 p. Yamina Benguigui suit les destins d’immigrés avec sensibilité et humanité dans ses documentaires et ses téléfilms.

Certains « spécialistes » ont beau jeu de critiquer les erreurs de « non spécialistes ». Mais, qu’est-ce qui compte ? Est-ce d’attendre qu’un spécialiste bariolé de médailles vienne dire enfin les « choses », quand beaucoup d’entre eux ne font qu’effleurer les sujets ? Ceux-là ne s’y intéressent guère en réalité, les tiennent pour des « sous-sujets », les évoquent dans des biais entendus ou les euphémisent pour des raisons conscientes ou inconscientes. Ne convient-il pas davantage de faire le fruit du travail d’un non spécialiste assez honnête, qui met le doigt sur une question nécessaire, au prix de quelques ratés ? Qui fait le mieux œuvre utile à tous ?

 

Les « tirailleurs » s’inscrivent totalement dans la question du savoir et de l’information. En fait, c’est l’ensemble des troupes issues des populations sous domination coloniale qu’il faut considérer. Ici, on évoquera une période plus ancienne que les épisodes des deux guerres mondiales. La dénomination des armes est d’ailleurs plurielle. Les zouaves sont créés dès le début de la conquête française en Algérie, le 1er octobre 1830 et reprennent un modèle mis en place par les Turcs, y compris par le bey de Tunis. Le mot procède du terme arabe de zwawa, lui-même produit de la transphonétisation du berbère igawawen (habitants d’un groupe de tribus de la Grande Kabylie). Les zouaves sont par extension des mercenaires kabyles. Mais, vu le succès de la troupe, de nombreux Français s’y engagent. Ils y deviennent rapidement majoritaires. L’infanterie légère des tirailleurs naît le 4 juin 1832. La cavalerie régulière des spahis reproduit la formation militaire ottomane. Créés d’abord le 24 juin 1833 sous la forme de cavaliers irréguliers, ils sont régularisés dès le 6 septembre 1834. Les chasseurs d’Afrique sont une acclimatation de chasseurs français, notamment des chasseurs d’Orléans, commencée en 1840. Il est également des goumiers, terme arabe qui au départ qualifie la cavalerie irrégulière des tribus et des chefs.

Ces troupes gagnent leur droit d’exister militairement lors de la conquête de l’Algérie par la France, aux côtés des troupes amenées de France et dans la lutte contre leurs compatriotes algériens.[1] D’ailleurs, ils sont envoyés les premiers au feu, placés dans les situations les plus périlleuses. Ils servent d’éclaireurs. Ils flanquent les colonnes en marche. Ils doivent escalader ou franchir les reliefs les plus difficiles. Ils font les combats d’avant-garde et surtout, les plus dangereux, dans la « guerre d’Afrique », les combats d’arrière-garde. L’ « armée d’Afrique », qu’il faut comprendre alors par l’armée française en Algérie, est un alliage de troupes venant de France et de troupes recrutées sur place ; certaines ayant une mixité à l’intérieur même des régiments, comme les zouaves. C’est elle qui réalise la longue conquête de l’Algérie. C’est elle qui assure plus tard celle de la Tunisie en 1881, puis du Maroc en 1911-1912. En attendant, après l’expérience des zouaves pontificaux envoyés à Rome en 1849, la première grande épreuve est la guerre de Crimée, 1854-1855, première guerre moderne. Là, les zouaves surtout, mais aussi les tirailleurs, surnommés également turcos – les premiers bataillons de tirailleurs étaient composés de nombreux Turcs, écrivent une grande page de gloire, pour rester dans une écriture militaire. Quelques uns, fustigés pour des raisons disciplinaires, auront droit à l’épithète de zéphyrs. Ils forcent l’admiration des vainqueurs Britanniques, en particulier, mais aussi des vaincus, Russes. On les consacre meilleure troupe du monde. Ainsi, les tirailleurs du général Bosquet, qui a fait toute sa carrière et qui a acquis tous ses grades en Algérie, vient sauver in extremis à Inkermann un corps britannique de la défaite face aux Russes. Plus généralement, c’est toute l’armée d’Afrique qui devient l’espoir de la nation française : elle est fêtée en France. La guerre d’Italie (1859) maintient la gloire. Elle participe à des expéditions lointaines comme en Syrie (1860-1861), en Chine (1860) et au Mexique.

Mais, au Mexique (1861-1867), la défaite finale du corps expéditionnaire français commence à ternir son image. Le désastre de 1870 face à la Prusse lui porte un tort immense. En France, au-delà de l’armée dans son ensemble, c’est l’armée d’Afrique qu'on accuse en particulier d'être responsable de la défaite. L’Afrique n'est plus qu'une mauvaise école de guerre. Ses généraux qui ont pris les rênes de l’armée ne sont pas montrés à la hauteur, à quelques exceptions près comme Chanzy ou Faidherbe. Pourtant, grâce à elle, leurs devanciers, comme Lamoricière, Cavaignac, Saint-Arnaud ont accédé à des carrières politiques. Cela n'empêchera cependant pas un Mac-Mahon de devenir président de la république. Désormais, la vraie guerre, la guerre moderne, c’est la guerre européenne ; l’efficience napoléonienne s’est perdue. L’efficacité de la machine de guerre prussienne est désormais la référence mondiale. Les troupes « indigènes » participeront à l’extension de l’empire colonial français : le Sahara, le Haut-Niger (1892-1894), Dahomey (1892-1894)… Madagascar (1895-1898), plusieurs expéditions en Chine, la conquête du Tonkin (1883-1885)...

Les « indigènes » contribuent de manière importante au premier conflit mondial, directement par le recrutement de soldats, indirectement par la fourniture de main-d’œuvre. Les champs de tombes de la France du Nord et de l’Est en témoignent et pas seulement à Verdun. Pour les musulmans, par exemple, les tombes sont orientées vers La Mecque. Tous, même les inconnus, ont droit à l’épitaphe « Mort pour la France ». Dans un raccourci saisissant, « la plus grande France », fond tout le monde dans la nation française, la France du pré carré. Mais, les statuts inégaux demeurent. Nombre d’Algériens, par exemple découvriront une autre France. C’était déjà le cas pour certains d’entre eux dès le milieu du XIXe siècle. Mais, cette fois avec le sentiment renaissant de l’indépendance. Le petit-fils du sultan Abdelkader (‘Abd al-Qâdir), principal chef de la résistance algérienne à la conquête française, participe à la conquête du Maroc et au premier conflit mondial : il réclame l’indépendance lors de la Conférence de la Paix en 1919… personne ne l’entend. Les « indigènes », participent, on le sait, au Second conflit mondial. Face aux tirailleurs sénégalais (terme générique, qui ne se réduit pas exclusivement aux Sénégalais), dès le début de la guerre, les nazis, ayant une « trouille bleue » des noirs, dans la forêt des Ardennes, vont jusqu’à larguer des tracts par avion appelant à une guerre entre civilisés – « blancs ». Alors que l’aviation allemande tournoie dans les airs de Marseille, Ahmed ben Bella, bientôt un des chefs du mouvement de libération pendant la guerre d’Algérie et, ensuite, premier président de ce pays, raconte qu’il était le seul à oser tirer avec la DCA. Tous ses compagnons, abattus par la défaite, ne pensaient qu’à détourner les attaques et les représailles. Dès la fin de la guerre avec l’Allemagne, des Algériens défilent pour fêter le 8 mai 1945. On darde un drapeau algérien. C’est le signal d’un raidissement colonial immédiat : répression, révolte et répression, dans le sang, comme à Sétif. La dernière guerre d’Algérie commence. Les soldats « indigènes » participent aux guerres de défense de la colonisation comme en Indochine. Les Vietnamiens sont surpris de voir arriver des tirailleurs « Nord-Africains ». Une fraction de ces soldats passe dans le combat pour l’indépendance. En Algérie, les indépendantistes n’ont parfois à combattre, en première ligne, que des tirailleurs sénégalais ou des harkas d’Algériens. Les guerres coloniales sont également des guerres civiles.

Sur le long de la période coloniale, la plupart des « indigènes », malgré leurs mérites, n’ont pu accéder aux grades d’officiers supérieurs. Problème de langue, d’instruction et de  capacité invoque-t-on. Infériorisation de principe et problème de confiance assurément. Ces conflits passés, beaucoup sont démobilisés. Mais, l’égalité devant les actes, les épreuves, les blessures ou la mort n’ouvre pas sur l’égalité des droits acquis. Ni égalité dans la reconnaissance, ni égalité dans les pensions. Ces soldats « indigènes » voient leur rémunération pour services rendus marchandée et diminuée.

Alors, pourquoi « Indigènes » ? Le mot est ancien. Après un hapax, en 1532, disent les auteurs du dictionnaire Le Robert, celui-ci fait une apparition régulière à partir de 1743, en provenance du latin indigena. Il désigne les habitants du pays. Le terme est fréquemment utilisé dans la seconde partie du XVIIIe siècle, pas forcément de manière péjorative et qualifie des populations, y compris des provinces du royaume de France. Le terme émigre tout naturellement, embarqué dans les bagages mentaux des soldats français, dès le début de la conquête coloniale, comme en Algérie à partir de 1830. Il en est ainsi d’autres territoires coloniaux et parfois de manière plus précoce, comme au Sénégal. Mais, en situation coloniale, le terme se charge de négativité. L’ « indigène » connote une idée de localité et un rapport d’antécédence. Cependant, il n’est ni ethnicisé (ethnonyme), ni territorialisé (toponyme). Il ne recèle pas non plus d’idée religieuse ou culturelle. Un couple se forme : le colon et l’ « indigène ». Le premier se construit une supériorité et construit l’infériorité de l’autre. Ensuite, l’ « indigène » intériorise ces constructions – et devient donc le colonisé – ou leur résiste, pour exister indépendamment.

D’une manière qui peut paraître surprenante, l’habitant antécédent devient l’étranger dans son propre pays et le « colon » en devient le naturel légitime. Par un processus de naturalisation, les Européens captent exclusivement l’identité algérienne : ce sont eux, désormais et de leur point de vue, les « Algériens ». Les « indigènes », au mieux, étaient tous des « Algériens musulmans » ou encore des « Arabes » pour la majorité et, pour certains, des « Berbères ». Quant aux juifs, d’abord comptés de manière indifférenciée dans le groupe des « indigènes » Algériens, ils deviendront ensuite des « juifs indigènes » par rapport aux juifs de France, avant d’accéder à la nationalité française par le décret Crémieux de 1870, à l’exception de ceux du Mzab.

Un statut politique et juridique cristallise bientôt l’ « indigénat » en Algérie par la loi du 28 juin 1881. En 1887, il est étendu à toutes les colonies françaises. C’est le triomphe de la colonisation civile. Il institue une séparation étanche entre le colon et l’ « indigène » et, pour ce dernier particulièrement, consacre la distinction, l’infériorisation dans tous les domaines, mais fixe également un seuil, qui peut être entendu comme une protection minimale – une limite à la destruction totale de « l’indigène ». Le vocable « indigène » se charge d’une négativité totale, au moins pour une frange très conservatrice du milieu colonial. Il atteint des cas paroxystiques, où la colonisation devient une forme majeure du « totalitarisme », mot que l’on sait très à la mode. La pensée totalitaire est celle qui mène à la négation large ou totale de l’autre. La politique totalitaire est celle qui organise et applique l’extermination massive de l’autre. Ainsi, la colonisation a une idéologie totalitaire, mais elle n’est pas systématiquement exterminatrice. L’étrangeté est même donnée à voir et prend parfois la couleur de l’exotisme rivé à une sous-humanité, comme dans cas des zoos humains.[2] Les massacres coloniaux sont cependant légion, certains avec des accents génocidaires. D’autres éléments du milieu colonial mettent leurs espoirs dans une dérivation : l’extinction progressive de l’autre, plus ou moins encouragée, mais souvent de manière indirecte ou sa réduction au stade de minorité irrémédiablement vaincue et contenue.

Avec la décolonisation et les indépendances, s’opère une mue par laquelle l’indigène devient l’immigré. Pascal Blanchard et Nicolas Bancel relatent le cheminement De l’indigène à l’immigré[3]. Malgré l’accès à la nationalité française de bon nombre d’entre eux et malgré la naissance française des générations les plus récentes, une ligne imaginaire les tient dans « l’immigration ». Ces derniers sont bien pourtant de véritables indigènes, des natifs, des nationaux, des aborigènes, des autochtones… comme on veut. Pourtant, ils sont renvoyés dans un ailleurs qui est au-delà de la France et qui seul les qualifie. Ce qui reste de l’indigène à l’ « immigré », c’est l’étrangeté, conçue comme irréductible ; c’est le refus d’ouvrir sa cité ; c’est l’absence de rencontre possible, quelles que soient les métamorphoses de l’identité. Au refus de s’intégrer ou de « s’assimiler » – il a existé, mais existe de moins de moins –, beaucoup plus souvent évoqué, depuis les débuts de la colonisation, on oublie l’action puissamment agissante du refus d’intégrer, voire du refus d’assimiler. 
         Les premières générations d’immigrés, comme les « indigènes », avaient appris à se taire, à se faire petits jusqu’à disparaître du décor. Surtout pas de vagues. Surtout ne pas attirer l’attention. Obéissants, dociles, reconnaissants, laborieux et frugaux. Les dernières générations sont en rupture avec un passé colonial qu’elles ne connaissent pas et en butte avec une histoire de France trop souvent sélective. Elles sont d’ailleurs beaucoup plus en prise avec l’histoire de France qu’on ne le dit, celle plutôt et pour aller vite, de 89. Une histoire anglo-saxonne avec ses revendications particularistes ou communautaristes. Une histoire de l’Europe également, jusqu’à ses accents fascisants. Quelques uns, bien visibles, se donnent à la droite conservatrice. Une histoire, pour prendre un territoire particulier, du Maghreb, du nationalisme arabe et, jusqu’à récemment, de l’islamisme. Tout le spectre de la diversité s’y trouve. Mais, c’est selon nous la première qui domine, assez silencieusement. Pour résumer, une fraction des dernières générations est entrée dans la revendication, plus ou moins tonitruante. Après « SOS racisme », surgissent par exemple les « Indigènes de la République ». À leur propos, le fond de la question est parfaitement clair et justifié, mais les intentions et les stratégies sont ambiguës. En effet, seuls les aveugles n’ont pas pris la mesure de l’ampleur des discriminations qui sont à l’œuvre, même si des progrès sont indéniables, quoique lents et anonymes – ce sont les meilleurs. Ambiguës parce qu'elles ne sont pas toujours exemptes d'intolérance, d'antirépublicanisme et de déformations dans la perception de l'histoire.
         Cependant, république et société ne se confondent pas totalement. La république est le cadre et reste une aspiration. À condition que certains ne la vident pas préalablement de sa substance et de sa raison d’être pour ensuite l’affubler de vices et d’impuissances, pour qu’enfin, accablée suffisamment, ils puissent mieux l’abattre. Les plus grands progrès sont ceux que fait la société, c’est-à-dire les hommes, individuellement et collectivement – que l’on réduit bizarrement à une question de « mentalités » –, bien moins ceux qu’enclenchent l’État ou la République. Qu’est-ce que la république sans républicains ? La république est cet espace d’égalité et de justice qui permet au plus grand nombre, dans sa diversité la plus large, de vivre ensemble.

 

 

© Abdel-Aziz Sadki / 21-05-2009


[1] D’ailleurs, ils restent véritablement compatriotes, malgré les apparences. Et, ce n’est pas la chose la moins intéressante de la période. Presque toujours, se mêlent violence et déférence dans les combats.

[2] Voir à ce sujet Nicolas Bancel, Pascal Blanchard, Gilles Boëtsch, Éric Deroo, Zoos humains. Au temps des exhibitions humaines,  La Découverte, 2004, 486 p.

[3] Gallimard, 1998, 128 p.

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Période révolutionnaire - évaluation - 4e

17 Mai 2009, 16:11pm

Publié par histege


LA PÉRIODE RÉVOLUTIONNAIRE

ÉVALUATION D’HISTOIRE - 4E

 

 

 

1) Je raconte avec précision deux des trois événements suivants (2 p) :

a.     La convocation des États généraux, 5 mai 1789

b.     Le serment du jeu de paume, 20 juin 1789

c.     La prise de la Bastille, 14 juillet 1789

 

2) Quels sont les 4 principes ou droits nouveaux qu’apportent la nuit du 4 août et la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen du 26 août 1789 ? (2 p)

a) ……………………………..…………….…….… b) ………………..…………………………………..

c) ……………………………..……………………… d) ……..………..…………………………………..

 

3) Précise l’importance de ces quatre mesures prises par l’Assemblée constituante (2 p) :

d.     Réforme des unités de mesure

e.     Création des départements

f.      Assignat

g.     Loi Le Chapelier.

 

 

Girondins

Montagnards

Plaine

Brissot

 

 

 

Danton

 

 

 

Robespierre

 

 

 

Saint-Just

 

 

 

Sieyes

 

 

 

Vergniaud

 

 

 

 

 

 

 

 

4) À quel groupe politique appartient chacun des personnages (coche la bonne case) (3 p) ?

 

   

5) Que s’est-il passé le 21 janvier 1793 ? (1 p)

 

6) Explique en quoi consiste la Terreur mise en place par les Montagnards. (1 p)

 

7) Que s’est-il passé le 19 brumaire an VIII ? (0.5 p)

 

8) Complète le tableau suivant (7.5 p), en indiquant :

a) le nom du régime du politique (organisation politique de la France) : Consulat, Empire, Monarchie absolue, Monarchie constitutionnelle, République

b) qui dirige (soit la fonction, soit le nom, soit les deux) : roi, roi (nom) + assemblée, gouvernement révolutionnaire + assemblée, 1er consul (+ nom), empereur (+ nom)

c) le groupe social dominant : bourgeoisie, couches populaires, noblesse

 

Période

Régime politique

Qui dirige ?

Groupe social dominant

Début XVIe siècle - 1789

 

 

 

1789-1792

 

 

 

1792-1799

 

 

 

1799-1804

 

 

 

1804-1814/1815

 

 

 

Indice : la noblesse participe toujours au pouvoir, mais la bourgeoisie prend de plus en plus le pas sur elle.

 

9) Que signifie le terme plébiscite ? (1 p)

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Asie - Evaluation - 5e

16 Mai 2009, 15:36pm

Publié par histege


L’ASIE

ÉVALUATION DE GÉOGRAPHIE 5e

 

I. QUESTIONS DE CONNAISSANCE (10 points)

 

Coche à chaque fois la bonne réponse (il peut y avoir plusieurs bonnes réponses).

 

1. En superficie, l’Asie est :

- le plus vaste de tous les continents                               

- le second après l’Amérique                                          

le troisième après l’Amérique et l’Afrique                      

 

2. L’Asie regroupe :

- 30 % de la population mondiale                                     

- 60 % de la population mondiale                                     

75 % de la population mondiale.                                    

 

3. Indique les trois grandes religions les plus pratiquées en Asie :

Animisme                    - Bouddhisme                        - Christianisme           

Islam                           - Judaïsme                            - Hindouisme             

 

4. Les grandes métropoles d’Asie :

Quelle est la plus grande ville du monde ? …………………………

- Cite trois autres villes d’Asie qui ont plus de 10 millions d’habitants : 1. …………….
2………………. 3………………..

 

5. Le niveau de développement de quelques États d’Asie :

le Bengladesh est un pays ni riche ni pauvre                                      

le Koweït et l’Irak sont des pays pétroliers                                         

la plupart des pays d’Asie restent des pays pauvres                             

- la Corée du Sud est un bébé Tigre                                                     

la Chine est la quatrième puissance économique mondiale                   

le Japon est la deuxième puissance économique mondiale.                  

 

6. La mousson est :

- une masse d’air chaud et sec qui apporte la sécheresse                      

- une masse d’air chaud et humide qui apporte de fortes pluies             

- un handicap pour l’agriculture                                                           

- un élément favorable pour l’agriculture.                                            

 

II. JE COMPLÈTE LA CARTE : LE DÉVELOPPEMENT INÉGAL EN ASIE (10 points)

 

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Du côté de la télé - semaine du 16 au 22 mai 2009

16 Mai 2009, 15:00pm

Publié par histege

Du côté de la télé - Histoire, géographie, citoyenneté

Semaine du 16 au 22 mai 2009

 

 

 

 

 

Samedi 16 mai 2009, Arte, 20 h 45, documentaire L’anarchie militaire (1/2) de Robert et Carrie Gardner

 

L’empire romain est à son apogée, notamment au IIe siècle, et impose sa « paix romaine », au-dedans comme au dehors. Mais, dès le milieu du IIIe siècle, la situation change profondément. La pression des « barbares », ainsi appelés par les Romains, à la suite des Grecs, pour désigner les peuples d’une culture autre que grecque ou romaine, est de plus en plus forte, en particulier des peuples germaniques, attirés par les richesses de l’empire. L’armée romaine a maille à couvrir des frontières démesurées, malgré l’organisation d’un formidable système défensif, le limes, une frontière militaire et culturelle en profondeur. Le fait militaire prend alors le pas sur tous les autres, y compris dans l’exercice du pouvoir impérial. Les légions, à travers leurs chefs aussi bien qu’à celui de la masse des soldats font acheter cher leurs « suffrages ». Elles se donnent souvent au plus offrant et n’hésitent pas à en changer, à la recherche du numéraire. L’instabilité et l’affaiblissement politiques culminent pendant la « crise du IIIe siècle ». Un jalon est posé vers la chute – encore lointaine – de Rome.

 

Programme d’histoire : 6e (Rome).


 

Samedi 16 mai 2009, Arte, 0 h 40, magazine Le dessous des cartesBiocarburants, le cas brésilien

 

Le Brésil est en pointe dans la production des biocarburants. C’est une façon de limiter la dépense énergétique à l’égard des matières fossiles, comme le charbon et les hydrocarbures. Les biocarburants sont renouvelables. Cependant, l’emprise sur les surfaces cultivées est croissante, aux dépens de la production alimentaire, moins rentable et, pour les consommateurs, sujette à la hausse des prix. Les risques écologiques ne sont pas inexistants (production de CO2…).

 

Programme de géographie : 5e (Amérique latine et Brésil), 2de (les sociétés humaines face aux risques).


 

Jeudi 21 mai 2009, France 3, 20 h 35, film Indigènes de Rachid Bouchareb

 

Ce film est un événement dans la production cinématographique française, tant par son sujet que par son traitement. C’est ce dernier point qui fait son succès : Rachid Bouchareb a réussi à faire un film honorable, de facture à la fois française et hollywoodienne. C’est le talent cinématographique du cinéaste qui rend finalement efficace le propos sur les « Indigènes », attirant ainsi le plus vaste public sur un sujet « étrange », y compris celui qui se sentait jusqu’ici étranger – voire hostile – à cette « étrangeté ».

Quatre tirailleurs « nord-africains » (c’est ce mot qui est utilisé dans la dernière phase de la colonisation pour qualifier ceux qu’on désigne aujourd’hui du terme de « Maghrébins ») s’engagent dans l’armée française pour combattre l’Allemagne nazie et libérer la France, pendant la Deuxième guerre mondiale, sans exclure des motifs personnels. Le film remet donc à l’honneur la contribution des troupes coloniales dans la victoire contre le nazisme, une contribution oubliée de beaucoup, des acteurs eux-mêmes, mais surtout des hommes politiques et des médias.

           Programme histoire : 3e (Deuxième guerre mondiale ; décolonisation; transformations de la société française) et Première.

Vendredi  22 mai 2009, Arte, 20 h 35, magazine Thalassa. Sur le sentier du littoral, de Dieppe au Touquet

 

Thalassa continue de visiter le littoral normand. Cela donne envie de manger des fruits de mer et d’avoir la narine enflée par l’iode de l’océan. Toujours les problèmes d’érosion côtière. Mais, il y a aussi une belle comparaison entre :

- un littoral américain touristique de Caroline du Nord, dans l’Outer Banks, où, avec les villas des millionnaires et les aménagements, les prix du foncier explosent car ce littoral continue d’être attractif, malgré les destructions par l’ensablement et les tempêtes. Les hommes, les plus riches en particulier, se battent pour avoir le meilleur balcon ouvert sur l’océan…

- et un littoral indonésien, à Sumatra, consacré à la pêche traditionnelle, où les hommes vivent nombreux, dans des baraquements et circulent en traversant des ponts branlants. L’affrontement de plaques tectoniques déclenche, tôt ou tard, un séisme sous-marin, qui provoquera un tsunami (raz-de-marée). Les hommes, plus pauvres, se battent pour avoir l’aliment de base de leur existence…

 

Programme de géographie : 6e (littoraux) et 2de (sociétés face aux risques humains et naturels).

 


A suivre...
 


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Tableau des principales religions d'Asie, hors monothéismes - 6e - 5e

15 Mai 2009, 23:30pm

Publié par histege



Nom

BRAHMANISME

ou HINDOUISME

BOUDDHISME

CONFUCIANISME

TAOÏSME

SHINTOÏSME

Type

« éternelle loi » (Sanatanadharma)

religion (ensemble de religions et de croyances)

philosophie ou religion

pensée politique ou religion

philosophie (tao-chia) ou religion (tao-chiao)

« voie des dieux » (to shin)

religion animiste

Fondateur

– réformateur

Véda : révélés par les dieux aux sages, poètes et devins qui ensuite les ont transmis aux hommes

Bouddha (vers 536 - vers 480 av JC) :

Siddharta Gautama, né à Lumbini (Népal), prince indien, de la classe des guerriers (ksatriya). Reçoit une éducation hindoue, se marie et a un fils. Il fait quatre rencontres (un vieillard, un malade, un mort et un religieux errant) qui le font réfléchir sur les malheurs des hommes. A 29 ans, il abandonne tout et finit par se retirer sous un arbre pippal pour méditer seul. Il a une vision qui lui donne la connaissance de l’univers et en fait un bouddha : « l’éveillé »

- Confucius
(Kun Fu Zi)

(vers 555 - vers 479 av JC)

Fils de gouverneur, né à Kufu (Chine du Nord), tôt orphelin et pauvre, devient précepteur, puis aide administrativement le gouverneur de province. Marqué par Lao Zin.

Ecarté de la cour : il erre pendant plusieurs années à la recherche d’un souverain capable de l’écouter. Se consacre à l’enseignement et à l’étude des textes anciens.

- continuateurs : Mensius, Xun Zi et Dong Zhongshu  et plus tard Zhu Xi (XIIe siècle) et Wang Yangming (fin XVe – déb XVIe) dans un sens plus religieux

- Lao Tseu
(Lao Zin)
(vers 570 – 490 av JC)

- continuateur : Zhuang Zi

 

Pas de fondateur, ni prophète

Lieu et date de naissance – diffusion

Inde :

- 1800-300 av JC : védisme

- vers 500 av JC : brahmanisme

- depuis le IVe siècle ap JC : hindouisme

Inde

- Ve siècle av JC

Chine :

- Ve siècle av JC.

- religion d’Etat de la dynastie Han (IIe siècle av JC)  à 1911

Chine :

VIe siècle av J.-C.

 

Japon

- très ancienne

- religion d’Etat de 1868 à 1945

Livres sacrés

- Veda : 4 livres

- Upanishad

- Purana ;  Brahmana ; Aranyaka

- poèmes épiques : Mahabharata et Ramayana

Recueil des paroles de Bouddha

- les Sijing (Quatre classiques) dont Entretiens (Lunyu)
- les Wujing (Cinq classiques)
 

Le livre de la Voie et de la Vertu

- Weishi (IIIe s. ap JC)

- Kojiki, Nihongi, Kogoshui (VIIIe siècle)

Dieux

Religion polythéiste :

- dieux principaux : Shiva, Vishnou, Brahma ; puis Rama/Krishna (avatara de Vishnou), Ganesha (fils de Shiva)…

- dieux des éléments (soleil, lune, vent, feu…), divinités féminines (Devi, Durga, Sarasvati…) ; vaches, fleuves…

- êtres célestes, génies, anti-dieux (Asura)…

- plus une divinité a de bras et de têtes et plus elle est puissante.

- 3 types d’activité : dieux souverains, gardiens de l’ordre cosmique ; dieux guerriers qui combattent le Mal ; dieux qui dirigent la « production de richesses ». Certains veillent sur les fleuves, les étoiles, le jour et la nuit

- pas de divinité.

- Mais Bouddha a été divinisé par certains et beaucoup de gens croient aux génies, aux démons, aux esprits des ancêtres

 

- pas de divinité

-(Confucius parfois divinisé)

- pas de divinité

- Lao Tseu est divinisé plus tard : porté par sa mère pendant 8 ou 80 ans ; sa naissance est marquée par l’apparition d’une comète et de 9 dragons qui le baignent ; physique fantastique.

Religion polythéiste :

- Izanagi et Izanami, qui donnent naissance à Amaterasu (déesse du Soleil), Tsukiyomi (déesse de la Lune), Susanoo (dieu de la Tempête)…

- empereur (dieu descendant de la déesse du Soleil)

Prêtres

ou religieux

- sages (risi)

- brahmanes (en principe pas de prêtres)

Bonzes ou lamas

 

 

Prêtres (l’empereur en premier)

Pratiques religieuses

Cérémonies individuelles ou familiales ; pèlerinages ; prières, offrandes, sacrifices, fêtes, baignades, musiques, défilés de chars et de statues des dieux, fêtes agraires

- yoga,  méditation

- crémation des morts

- prières, offrandes, sacrifices, fêtes

- yoga, méditation

 

 

- acupuncture…

Fêtes et danses (cérémonie du riz ; d’animaux, arbres, fleurs…), processions (divinités)

Principales croyances

- la divinité est partout

- réincarnation des âmes dans un autre corps après la mort

- but : union mystique de l’âme individuelle et du brahman (personnifié par une divinité)

- comment ? se libérer des contraintes du corps par la méditation et le yoga

- division des hommes en 4 castes (brahmanes : prêtres ; kshatriya : guerriers ; vaishya : peuple ordinaire ; shudra : serviteurs et artisans).

- réincarnation dans un autre corps après la mort : la souffrance vient des renaissances sans fin

- se libérer de la souffrance en menant une vie droite, par la méditation et le yoga

- but : parvenir à l’absence totale de désir (nirvana) pour ne plus renaître

 

1) confucianisme traditionnel :

- recherche de l’Etat idéal

- restaurer le mandat du ciel que détenait l’empereur

- se soumettre au prince et au père

- former les hommes de pouvoir (création des examens impériaux)

- vivre en société de manière harmonieuse

- faire le bonheur du peuple

2) confucianisme humaniste :

- homme au centre des préoccupations

- morale positive, avec but d’éducation, pour conduire l’homme à un état de perfection (morale et de comportement)

- éveiller l’esprit critique et une pensée personnelle

- possibilité de faire une remontrance au prince et au père

- tao : source de toute chose

- vivre en harmonie avec la nature pour être en harmonie avec le tao

- ne pas agir (wu-wei) : ne faire que le nécessaire et être à l’écoute du tao

- ne pas être

- revenir à l’origine (fu)

- tout est marqué par le yin et le yang :

- s’attirent et se repoussent (dualisme)

- présents en toute chose en proportion variable

- yin : doux, féminin, passif, obscur, creux, négatif…

- yang : dur, masculin, actif, lumineux, montagneux, positif…

- atteindre l’immortalité (religion)

 

Culte des dieux (kami), de la nature (arbres, rochers, rivières, eau, vent, montagnes…) et des ancêtres

Lieux de culte

mandirs : en forme de pain de sucre ; multiples statues des dieux

stupa (en forme de dôme), pagode ou temple au Tibet ; statues de Bouddha

Temples (miao)

Temples :

- privés (tzu-sun miao)

- communautaires (kuan)

Temples, avec objets symboliques (sabre, perle, miroir, saké…)

Domaine actuel

Inde, Bengladesh, Asie du Sud-Est

Tibet, Mongolie, Chine, Corée, Japon, Asie du Sud-Est

Chine, Corée, Singapour

Chine

Japon

 

Remarques :

-          toutes ces religions conservent des pratiques animistes

-          il y a encore quelques autres religions : jaïnisme, sikhisme…

-          les principales religions monothéistes, nées dans la péninsule arabique, ne sont pas évoquées ici.

 

© A. Sadki



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Les décolonisations - Histoire - 3e

15 Mai 2009, 19:41pm

Publié par histege


DÉCOLONISATION ET "TIERS-MONDE"

 



         La colonisation est la domination d'un État (aux époques modernes et contemporaines, toutes les puissances coloniales sont organisées en États) sur un autre État ou territoire (ayant une organisation sociale et politique), relevant chacun, presque toujours, de deux aires culturelles différentes (certains auteurs utilisent le vieux vocable de "civilisation"). 


         Les Amériques latine et anglo-saxonne, avec l’Océanie et l'Afrique du Sud, ont déjà acquis leur indépendance réelle ou de facto, de la fin du XVIIIe siècle au début du XXe siècle. Cependant, celle-ci est très spécifique car ce sont des mondes issus de l’Europe ou des mondes créoles qui obtiennent leur indépendance. Ce sont, en réalité, des colonisations définitives, qui ont « réussi », en se détachant des métropoles et en s’imposant aux populations antécédentes. La colonisation atteint son apogée en Afrique et en Asie dans le premier tiers du XXe siècle, comme en témoigne l’Exposition coloniale de 1930 en France.


           La confrontation se poursuit, mais prend une autre direction au milieu du XXe siècle : il s'agit de décolonisations et d'indépendances.
 


I. LES EMPIRES COLONIAUX SONT EN CRISE

 

 

         1. Les Européens, responsables des deux guerres mondiales, en sortent affaiblis, y compris les puissances coloniales (Royaume-Uni, France, Pays-Bas, Belgique). Deux superpuissances, les États-Unis et l’URSS, montent en puissance et les concurrencent.

         2. Parallèlement, on assiste à la montée des nationalismes et des volontés d’indépendance dans les colonies. Engagées dans les deux guerres mondiales, les colonies contribuent largement à la victoire des Alliés, soit par l’engagement militaire direct, soit par la fourniture de main-d’œuvre (Indiens pour les Britanniques, Indonésiens pour les Néerlandais, Maghrébins et Noirs-Africains pour les Français...). Ayant défendu des idées de liberté, la fin de la guerre est le moment pour eux de redevenir indépendants.

         3. L’URSS et les États-Unis soutiennent l’anticolonialisme et l’ONU proclame en 1945 l’égalité des peuples et leur droit à l’autodétermination.


 

II. LES DÉCOLONISATIONS

 

         La décolonisation commence en Asie dans les années 1950 et s’étend à l’Afrique lors de la décennie suivante. Elle se fait de deux façons :

         1. Les indépendances négociées (mais non dénuées de violence). Côté britannique, la décolonisation part de l’Inde : le mahâtmâ GANDHI, partisan de l’action non-violente et Nehru négocient leur indépendance avec les Anglais. Mais un conflit sanglant entre Indiens et Musulmans débouche sur la partition du pays en deux États en 1947 (République indienne ; Pakistan). Côté français, la Tunisie et le Maroc gagnent leur indépendance en négociant (1954) ; les territoires d’Afrique noire obtiennent d’abord plus d’autonomie en 1956, puis l’indépendance en 1960.

         2. Les indépendances obtenues par la guerre. Le refus des Néerlandais en Indonésie et des Français en Indochine et en Algérie de libérer leurs colonies entraîne des conflits militaires, longs et meurtriers. Le Vietnam devient indépendant en 1945 (sous la direction de HÔ CHI MINH). Mais, les Français, qui cherchent à reprendre pied dans le pays, déclenchent une guerre de huit ans (1946-1954), qui se termine par leur défaite à Diên Biên Phu et la proclamation de l’indépendance du Vietnam à Genève (1954).

         Aussitôt se déclenche la guerre d’Algérie (1er novembre 1954) qui dure également huit années (1954-1962). Le Front de Libération Nationale (F.L.N.) mène la guerre contre les Français. La violence fait rage : guerre subversive menée par le F.L.N., avec des atrocités et ratissages, camps de regroupement et usage de la torture par l’armée française. Le conflit débouche sur les accords d’Evian en 1962 qui proclament l’indépendance de l’Algérie.

         3. La carte du monde est ainsi profondément modifiée, avec de beaucoup de nouveaux États. Pour certains (comme le Maroc), il s’agit d’une résurgence. Pour d’autres, ils procèdent en grande partie de la territorialisation coloniale, qui a découpé les frontières. Une part d’entre eux conserve la langue officielle des anciens pays colonisateurs (anglais, français...).

 


III. L’ÉMERGENCE ET LA FIN DU "TIERS-MONDE"

 

Un ensemble d’États se forme, d’abord appelé “Tiers-Monde (l’expression est inventée par le Français Alfred Sauvy, sur le modèle du « Tiers-État ») ; les deux autres “mondes” étant formés des Occidentaux (Européens et Américains) et du camp soviétique (URSS et autres pays communistes). Remarque : vus d’un peu plus haut, ces deux mondes forment en réalité l’Occident (la Russie en étant abusivement exclue). 
         1. Ces nouveaux États représentent la plus grande partie du monde, mais n’ont aucun poids politique. En avril 1955, 29 pays africains et asiatiques se rencontrent à la conférence de Bandung : Nehru estime que leurs pays ont des problèmes particuliers à résoudre et que la division Est-Ouest ne les concerne pas. C’est la politique du non-alignement : rester neutres par rapport aux États-Unis et à l’URSS.

         2. Le "Tiers-Monde" n’échappe cependant pas à l’emprise de la guerre froide, comme en témoigne la crise de Suez. Certains pays ne respectent d’ailleurs pas le non-alignement et font alliance avec les deux grands, ainsi pendant la guerre du Vietnam.

         3. L'éclatement de l'URSS en 1991 correspond, pour partie, à un mouvement de décolonisation, notamment par l'accession à l'indépendance des États d'Asie centrale. Cependant, le monde sibérien échappe au mouvement et peut prendre la voie d'une colonisation définitive, comme en Amérique du Nord. Aujourd’hui, le mouvement des non-alignés et la guerre froide n’existent plus. La plupart des États issus de la décolonisation sont représentés à l’ONU. 
        
4. Un dialogue Nord-Sud limité.
L’ONU crée en 1964 la CNUCED (Conférence des Nations Unies pour le Commerce et le Développement) pour diminuer l’écart entre pays riches du Nord et pays pauvres du Sud. Ses résultats restent anecdotiques. Le "Tiers-Monde" connaît au contraire le surendettement, en raison de l’explosion démographique, de l’inégalité des échanges avec les pays riches et de l’emprunt de capitaux contractés auprès de ces derniers et destinés à développer l’économie. Si certains États, dits « émergeants », se développent vite, beaucoup connaissent de graves difficultés économiques — voire une régression pour quelques uns — et des conflits politiques. Le dialogue Nord-Sud est souvent en panne. De nouveaux pôles de puissance émergent en son sein, comme la Chine surtout, l'Inde ou encore le Brésil.
 

         Le mouvement de décolonisation, en grande partie réalisé, n'est cependant pas achevé. L’expression « Tiers-Monde » est aujourd’hui abandonnée. Ce « monde » n’a jamais pu former un ensemble consistant, capable de s’unir réellement et de peser dans le cadre géopolitique mondial.

 

© A. Sadki

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Asie - repères géographiques cartographiques

15 Mai 2009, 08:17am

Publié par histege

EXERCICE DE LOCALISATION : L'ASIE (géographie)


Placer :
- en bleu : Océan glacial arctique, Océan indien, Océan pacifique ; fleuves : Euphrate, Indus, Gange, Chang Juang, Huang He
- en vert, les lignes imaginaires : équateur, tropique du cancer, cercle polaire
- en marron, les montagnes : Caucase, Oural, Himalaya
- en rouge, les principaux Etats, notamment : Israël, Arabie Saoudite, Irak, Iran, Afghanistan, Russie, Mongolie, Chine, Inde, Pakistan, Vietnam, Bangladesh, Thaïlande, Malaïsie, Indonésie, Taïwan, Philippes, Japon, Corée du Nord, Corée du Sud, Turquie.




Pour apprendre à localiser les Etats et les capitales de l'Asie, vous pouvez vous entraîner à partir d'un logiciel ludique. Vous pouvez le télécharger gratuitement à l'adresse suivante, notamment dans la rubirque "Jeux à télécharger" :

 
http://perso.wanadoo.fr/leflon.pierre/index.htm.

Il existe des versions pour les autres continents, dûs à Pierre Leflon.

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